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	<title>Notaires au Coeur des Familles</title>
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	<description>Vous protéger tout au long de votre vie</description>
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	<title>Notaires au Coeur des Familles</title>
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	<item>
		<title>Délivrance de legs : entre rappel des textes et mise en œuvre pratique</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/delivrance-de-legs-entre-rappel-des-textes-et-mise-en-oeuvre-pratique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 06:15:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/delivrance-de-legs-entre-rappel-des-textes-et-mise-en-oeuvre-pratique/">Délivrance de legs : entre rappel des textes et mise en œuvre pratique</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
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				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_0  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">La délivrance du legs est souvent perçue comme une formalité dans le règlement d’une succession. Les récents arrêts de la Cour de cassation rappellent pourtant avec insistance les principes qui la gouvernent et les erreurs qu’il convient d’éviter. Entre rappel des textes et implications concrètes, ces décisions invitent les notaires à sécuriser leur pratique afin d’éviter tout blocage et assurer l’effectivité des volontés testamentaires.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_1  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. La délivrance de legs : une mesure provisoire réaffirmée</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_2  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Par un arrêt du 4 février 2026 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053493547/" target=_Blank title="Legifrance"><i>Cass. civ. 1re, 4 févr. 2026, n° 24-11.230, inédit</i></a>), la première chambre civile de la Cour de cassation, vient réaffirmer les spécificités de la délivrance de legs, en insistant sur son caractère provisoire.</p>
<p>Quels étaient les faits à l’origine de cette décision ? Une défunte laisse pour lui succéder ses héritiers réservataires ainsi que deux petits-enfants institués légataires universels par testament authentique. La succession comportait des biens en France et en Espagne. Un différend survient: certains héritiers refusent de signer la délivrance du legs, ce qui entraîne l’échec d’une vente immobilière envisagée. </p>
<p>Les légataires universels sollicitent alors l’octroi de dommages et intérêts en raison de ce blocage. La Cour d’appel de Paris rejette leur demande, estimant que les héritiers réservataires n’avaient pas commis de faute. Un pourvoi en cassation est dès lors formé. </p>
<p>La question posait à la Cour de cassation était la suivante. Il s’agissait de savoir si un héritier réservataire pouvait légitimement refuser la délivrance d’un legs universel dans l’attente de la détermination de la quotité disponible, sans engager sa responsabilité délictuelle?</p>
<p>Au visa des articles 1004 et 1240 du Code civil, la Cour de cassation répond par la négative et prononce une cassation partielle, uniquement sur le rejet des dommages et intérêts. </p>
<p>Elle rappelle que la délivrance de legs est une mesure essentiellement provisoire, de sorte qu’un héritier réservataire n’est pas fondé à différer la délivrance d’un legs jusqu’à ce que ce dernier ait été déterminé, pour autant qu’il soit déterminable. Elle ne prive ainsi pas les héritiers de faire valoir ultérieurement leurs droits dans la succession, notamment la réduction du legs en question s’il s’avérait qu’une atteinte à la réserve est constatée.</p>
<p>En effet, aux termes de l’article 1004 du Code civil, seuls les héritiers réservataires, saisis de plein droit au décès, peuvent délivrer le legs au légataire qui doit en faire la demande. La délivrance a pour rôle de conférer la saisine, c’est-à-dire la possession au légataire. Lorsque le légataire est en présence de plusieurs successeurs habilités à lui délivrer son legs, il doit demander la délivrance à chacun d&rsquo;eux pour sa part. L&rsquo;indivisibilité de la saisine ne couvre pas la délivrance, laquelle vaut ratification d&rsquo;un acte de disposition.</p>
<p>Existe-t-il un délai de prescription pour le légataire qui ne sollicite pas la délivrance de son legs ? Avant la réforme de la prescription en matière civile introduite par la loi du 17 juin 2008, l’action en délivrance se prescrivait par trente ans conformément aux dispositions de l’ancien article 2262 du Code civil. Cependant, la loi du 17 juin 2008 sur la prescription est venue réduire le délai à cinq ans à compter de sa date d&rsquo;entrée en vigueur, soit à compter du 19 juin 2013, pour les successions antérieurement ouvertes à cette date.</p>
<p>En outre, il convient de rappeler, en présence d’héritiers mineurs ou majeurs sous protection, que la délivrance du legs et son paiement constituent des actes d’administration, et non de disposition.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_3  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. 	Les enseignements pratiques pour le notaire</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_4  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Pour notre pratique, cet arrêt revêt une grande importance. La haute juridiction vient nous préciser qu’il y a lieu de distinguer deux opérations bien différentes : la délivrance du legs, mesure provisoire, du règlement du legs qui permet pleinement au légataire de pouvoir en disposer, après liquidation préalable de la succession et vérification du respect de la réserve.</p>
<p>Cet arrêt présente un intérêt direct puisqu’il reconnaît que la délivrance de legs ne préjuge pas de son caractère définitif. Nous procédons souvent à la délivrance et au paiement du legs aux termes du même acte. Pourtant, il convient de bien identifier les différentes étapes : </p>
<ul>
<li><strong>la délivrance du legs</strong>, mesure provisoire </li>
<li><strong>la liquidation civile de la succession</strong>, indispensable pour déterminer les droits de chacun, et le cas échéant, procéder à la réduction des libéralités,</li>
<li><strong>le paiement du legs</strong> qui intervient une fois les droits de chacun sont définitivement établis.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_5  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>III. Le legs d&rsquo;un bien indivis : une difficulté surmontable</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_6  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Au-delà des situations de blocage entre héritiers, ou de leur état d’incapacité, d’autres difficultés peuvent apparaître lors du règlement d’une succession testamentaire. </p>
<p>Tel est le cas lorsqu’un testateur lègue un bien dont il n’était, en réalité, qu’indivisaire au jour de son décès. Il y aurait donc lieu de se demander si, en pareil cas, nous nous trouvions, face au legs de la chose d’autrui, dont la nullité pourrait être relevée conformément à l’article 1021 du Code civil. C’est dans ces circonstances qu’est intervenu l’arrêt de la première chambre civile du 19 novembre 2025 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000052970257" target=_Blank title="Legifrance"><i>Cass. civ. 1re, 19 nov. 2025, n° 23-23.677</a>, inédit</i>). </p>
<p>Un défunt laisse pour lui succéder ses deux enfants et son épouse. Par testament, il prive cette dernière de tout droit dans la succession, sauf un usufruit portant sur un bien immobilier dépendant de la communauté ayant existé avec sa première épouse, laquelle n’avait pas été liquidée. Au décès, il apparaît que le défunt n’était propriétaire que pour moitié de ce bien. Un litige naît alors quant à l’étendue des droits de l’épouse sur ce bien. La Cour d’appel de Lyon condamne l’épouse à verser une indemnité d’occupation aux enfants, considérant qu’elle ne pouvait bénéficier que d’un usufruit portant sur la moitié du bien. L’épouse forme un pourvoi en cassation. Il s’agissait de savoir si un testateur peut léguer un droit (en l’espèce un usufruit) portant sur l’intégralité d’un bien dont il n’est propriétaire qu’indivisaire, en imposant à ses héritiers la charge d’en assurer l’effectivité ?</p>
<p>La Cour de cassation répond par l’affirmative et casse l’arrêt. Elle rappelle que, si le legs de la chose d’autrui est en principe nul (article 1021 du Code civil), ce texte n’est pas d’ordre public. Dès lors, le testateur peut valablement imposer à ses héritiers la charge de procurer au légataire l’usufruit entier du bien, même s’il n’en détenait qu’une quote-part indivise, à condition que cette volonté résulte des dispositions testamentaires.</p>
<p>De jurisprudence constante, la haute juridiction valide ce type de legs, car elle en conclut que le testateur peut imposer à ses héritiers ou légataires, la charge de procurer à un autre légataire la propriété entière. Cette volonté serait déduite des dispositions testamentaires.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_7  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>📌 Ce qu&rsquo;il faut retenir : délivrer sans délai </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_8  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">La pratique notariale doit ainsi retenir que, quelles que soient les difficultés matérielles exposées ci-dessus (mésentente des héritiers réservataires, legs d’un bien pour lequel le testateur ne serait qu’indivisaire), les héritiers réservataires doivent procéder sans délai à la délivrance du legs à titre de mesure provsioire. La délivrance du legs est une simple étape, distincte du règlement définitif de la succession. Le règlement du legs peut être différé dans un second temps. À défaut, les héritiers réservataires engagent leur responsabilité délictuelle et sont passibles de dommages et intérêts.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_9  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#084068" alt="Contacter Me Florence de GRAEVE  " target="_blank" rel="noopener">Maître Florence de GRAEVE </a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Edito des Présidents – Université Famille et Entreprise 2026 #UFE26</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/edito-des-presidents-universite-famille-et-entreprise-2026-ufe26/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 07:54:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité du réseau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/edito-des-presidents-universite-famille-et-entreprise-2026-ufe26/">Edito des Présidents – Université Famille et Entreprise 2026 #UFE26</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_1 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_10  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Éditorial :  L&rsquo;Université Notaires au Cœur des Familles (NCF) se réinvente avec le thème « Famille et Entreprise » !</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_11  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Chers notaires, chers partenaires,</p>
<p>C’est avec une immense fierté et un plaisir non dissimulé que nous avons le plaisir de vous confirmer la tenue de sa troisième édition de l’Université NCF. Fidèle à ses premières éditions, cet événement phare se déroulera dans le cadre prestigieux de l&rsquo;Hôtel Majestic Barrière à Cannes, et toujours en partenariat stratégique avec l’Inafon.</p>
<p>Après avoir exploré le lien fondamental entre la Famille et l’Immobilier, l’Université NCF franchit un nouveau cap thématique en se consacrant cette année au sujet essentiel et complexe de la Famille et de l’Entreprise.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_12  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>Une Édition sous le signe de l&rsquo;Expertise croisée</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_13  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Le patrimoine d’une famille est souvent intimement lié à la vie d’une entreprise. Cette édition 2026 est conçue pour décrypter les enjeux juridiques, fiscaux et humains qui se nichent à cette intersection cruciale. Pour répondre à l&rsquo;ampleur de ce thème, NCF s’est adossé à l’expertise reconnue de Notaires au Cœur de l&rsquo;Entreprise (NCE). Grâce à cette collaboration inédite, nous sommes en mesure de vous proposer un programme d’une richesse exceptionnelle.</p>
<p>Le comité scientifique, pilier de notre université, sous l&rsquo;impulsion constante de M. Alex TANI, M. Marc NICOD, et M. Frédéric DOUET, veille à l’excellence de nos contenus. Leurs efforts réguliers garantissent une veille et une information de pointe sur l&rsquo;actualité législative et jurisprudentielle, assurant à nos participants des clés d&rsquo;analyse pertinentes et immédiatement applicables.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_14  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>52 Ateliers pour une Formation Plurielle</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_15  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Cette troisième université sera marquée par un nombre record d’opportunités d’apprentissage, avec pas moins de 52 ateliers conçus pour couvrir l’intégralité du prisme « Famille et Entreprise ».</p>
<ul>
<li> <b>Pour la partie « Famille »</b> : Nos professeurs historiques des éditions précédentes, rejoints par de nouveaux intervenants de renom, aborderont des thèmes renouvelés pour anticiper les évolutions des structures familiales face aux défis entrepreneuriaux.</li>
<li><b>Pour la partie « Entreprise »</b> : Les experts de NCE ont préparé des sessions dédiées aux transmissions, aux pactes d&rsquo;associés, aux financements et aux structures sociétales.</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_16  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>Un rendez-vous incontournable</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_17  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Cet événement est le fruit de la mobilisation de toute notre association, notamment sous l’impulsion de ses deux présidents, Me Olivier BESANÇON et Me Jean-François FAURE, qui incarnent la double ambition de NCF : excellence technique et proximité humaine.</p>
<p>Nous vous attendons avec impatience les 23 et 24 mars prochains pour deux jours d&rsquo;échanges, de partage de connaissances et de confraternité privilégié.</p>
<p>Ne tardez pas ! Afin de vous garantir une place dans les ateliers qui correspondent le mieux à vos centres d’intérêt et à vos besoins de formation, nous vous encourageons vivement à vous inscrire au plus tôt.</p>
<p><b>Retrouvez toutes les informations sur notre page dédiée</b> : <a href="https://notaires-ncf.fr/universite/" alt="Page de l'#UFE26">https://notaires-ncf.fr/universite/</a></p>
<p>Au plaisir de vous retrouver à Cannes !</p>
<p><i>Olivier BESANÇON, et Jean-François FAURE, Président de Notaires au Cœur des Familles<br />
Marc GIRARD, Président Honoraire de Notaires au Cœur des Familles</i></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/edito-des-presidents-universite-famille-et-entreprise-2026-ufe26/">Edito des Présidents – Université Famille et Entreprise 2026 #UFE26</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Anticiper, c’est protéger : pourquoi planifier sa succession dès aujourd’hui ?</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/anticiper-cest-proteger-pourquoi-planifier-sa-succession-des-aujourdhui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 06:53:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/anticiper-cest-proteger-pourquoi-planifier-sa-succession-des-aujourdhui/">Anticiper, c’est protéger : pourquoi planifier sa succession dès aujourd’hui ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_2 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_18  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Préparer sa succession, c’est bien plus qu’une question d’héritage. C’est choisir aujourd’hui plutôt que de laisser la loi décider demain. C’est, souvent, un moyen de préserver l’harmonie familiale tout en optimisant la transmission de son patrimoine.</p>
<p>En tant que notaires, nous savons que ces décisions sont importantes et parfois complexes.<br />
C’est pourquoi nous sommes là pour vous accompagner, pas à pas, en vous apportant notre expertise juridique, fiscale et humaine.</p>
<p>En France, la loi encadre la succession, mais elle laisse également une vraie marge de manœuvre à ceux qui souhaitent anticiper.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_19  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. Sur le plan civil : choisir, organiser, sécuriser</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_20  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">En l’absence de disposition particulière, la loi désigne les héritiers et fixe les règles de partage de vos biens, c’est la dévolution successorale légale. Mais ces règles ne correspondent pas toujours à vos souhaits personnels ou à la situation de votre famille.</p>
<p>Avec l’assistance de votre notaire qui analysera votre situation précise, vous pouvez :</p>
<ul>
<li><b>Désigner vos héritiers</b> et répartir vos biens selon vos volontés (dans le respect de la réserve héréditaire),</li>
<li><b>Préserver l’équilibre familial</b> en anticipant d’éventuelles tensions (partage égalitaire, donations compensatoires…),</li>
<li><b>Protéger spécialement votre conjoint ou votre partenaire de Pacs </b> via divers outils comme la donation « au dernier vivant », le testament ou le changement/ l’aménagement de régime matrimonial,</li>
<li><b>Adapter les statuts d’une SCI familiale </b>pour prévoir la transmission d’un bien immobilier tout en maintenant sa gestion dans le cercle familial.</li>
</ul>
<p>Dans un contexte international, cette anticipation est primordiale pour éviter un conflit parfois inextricable.</p>
<p>Le notaire analyse votre situation familiale (enfants d’une première union, handicap d’un proche, liens familiaux distendus…) et patrimoniale (biens immobiliers, dettes, régimes matrimoniaux…) pour construire avec vous un cadre sécurisé.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_21  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. Sur le plan fiscal : optimiser et transmettre au bon moment </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_22  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Transmettre, c’est aussi une question de fiscalité. Et les règles, bien que strictes, laissent place à des stratégies efficaces si elles sont anticipées.</p>
<p>Quelques exemples concrets :</p>
<ul>
<li><strong>Abattements fiscaux</strong> : chaque parent peut donner jusqu’à <strong>100 000 € à chaque enfant tous les 15 ans</strong>, sans droits (impôt de transmission) à payer. En planifiant sur plusieurs années, vous multipliez les opportunités de transmettre en franchise d’impôt.</li>
<li><strong>Donation-partage, démembrement de propriété</strong> (usufruit/nue-propriété), <strong>donation avec réserve d’usufruit, pacte Dutreil</strong> pour les entreprises familiales : autant d’outils à manier avec précaution, mais très puissants lorsqu’ils sont bien utilisés.</li>
<li><strong>Baisse des prix de l’immobilier</strong> : en période de repli du marché, transmettre des biens dépréciés permet une imposition plus faible. C’est parfois le bon moment pour anticiper !</li>
</ul>
<p>Un exemple concret :</p>
<p>Vous êtes propriétaire d’un bien immobilier estimé à 200 000 € et vous avez un enfant unique. Sans anticipation, à votre décès, il devra régler <strong>environ 18 000 €</strong> de droits de succession.<br />
En revanche, en préparant une donation adaptée avec votre notaire, il est possible d’<strong>effacer totalement cette fiscalité</strong>.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_23  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>III. Planifier, ce n’est pas renoncer : c’est choisir et protéger</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_24  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Anticiper sa succession n’est pas une démarche morbide. C’est une marque de responsabilité envers ceux qu’on aime. C’est aussi s’assurer que ce que vous avez construit – parfois toute une vie – sera transmis dans les meilleures conditions, avec sérénité.</p>
<p>Il ne s’agit pas uniquement de gros patrimoines : même avec peu de biens, il est utile de mettre de l’ordre et de clarifier les choses.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_25  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>📌 En résumé </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_26  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><ul>
<li>✔️ Vous avez des enfants ou un conjoint à protéger ?</li>
<li>✔️ Vous êtes propriétaire, entrepreneur ou associé dans une SCI ?</li>
<li>✔️ Vous souhaitez éviter les tensions dans votre famille ?</li>
<li>✔️ Vous aimeriez optimiser les frais de transmission ?</li>
</ul>
<p><strong>Un rendez-vous avec votre notaire suffit pour faire un état des lieux et réfléchir à des solutions concrètes, sur-mesure, adaptées à votre histoire.</strong></p>
<p>Le bon moment pour anticiper ? C’est toujours maintenant.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_27  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#93056" alt="Contacter Me Clara LÉAUTÉ  " target="_blank" rel="noopener">Maître Clara LÉAUTÉ </a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/anticiper-cest-proteger-pourquoi-planifier-sa-succession-des-aujourdhui/">Anticiper, c’est protéger : pourquoi planifier sa succession dès aujourd’hui ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Anticiper les risques : Adapter les mesures face aux vulnérabilités</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/anticiper-les-risques-adapter-les-mesures-face-aux-vulnerabilites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 08:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=25840576</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/anticiper-les-risques-adapter-les-mesures-face-aux-vulnerabilites/">Anticiper les risques : Adapter les mesures face aux vulnérabilités</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_3">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_3  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_28  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>Aujourd’hui en France, 12 millions de personnes vivent en situation de handicap ou de vulnérabilité et ont besoin d’être aidées et accompagnées notamment sur le plan juridique. Les notaires sont leurs interlocuteurs pour répondre à leurs préoccupations et celles de leur famille. </strong></p>
<p>Ces préoccupations pourraient être résumées ainsi :</p>
<ul>
<li>Comment anticiper ma propre vulnérabilité.</li>
<li>Comment faire pour protéger un enfant, un conjoint, comment l’aider le mieux possible, </li>
<p><lI>Qui prendra en charge mon proche concernant sa vie quotidienne et sa protection juridique lorsque je ne serai plus là ou plus en mesure de le faire,</li>
<li>Comment transmettre mon patrimoine et prendre en compte les spécificités liées à la  personne vulnérable, comment intégrer et transmettre également à mes autres héritiers et notamment ses frères et sœurs.</li>
<li>Comment transmettre le patrimoine de la personne protégée.</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_29  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. Différentes mesures de protection existent qu’elles soient contractuelles ou judiciaires </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_30  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">En matière de protection des personnes vulnérables, diverses mesures, qu&rsquo;elles soient contractuelles ou judiciaires, sont disponibles.</p>
<ul>
<li><b>Judiciaires :</b></li>
<ul>
<li>habilitation familiale</li>
<li>sauvegarde de justice</li>
<li>curatelle simple ou renforcée </li>
<li>tutelle</li>
</ul>
<li><b>Contractuelles :</b> </li>
<ul>
<li>mandat de protection future </li>
<li>mandat de protection future pour autrui</li>
</ul>
</ul>
<p>Ceci afin de déterminer la meilleure mesure à mettre en place, sachant que toute mesure est modifiable et doit s’adapter à l’évolution de la vulnérabilité.</p>
<p>La demande d’ouverture d’une mesure de protection est accompagnée, à peine d’irrecevabilité, d’un certificat médical circonstancié établi par un médecin choisi sur une liste établie par le Procureur de la République (sur le site de la Cour d’Appel compétente à la rubrique : partenaires de justice – médecins agréés/majeurs protégés).</p>
<p>Dans les mesures judiciaires, ce certificat médical circonstancié est primordial pour le magistrat même si ses conclusions ne s’imposent pas au juge, il lui permet de :</p>
<ul>
<li>savoir s’il pourra rencontrer la personne à protéger qui en principe doit être entendue sauf si l’audition est de nature à porter atteinte à sa santé ou si elle est hors d’état de manifester sa volonté<i> (article 432 code civil)</i>, </li>
<li>déterminer le type de mesure à prononcer en fonction de l’autonomie, le besoin d’assistance ou de représentation de la personne pour elle et pour son patrimoine,</li>
<li>fixer la durée de la mesure : prononcée initialement pour 5 ans voire pour 10 ans elle pourra être renouvelée pour 20 ans si l’altération des capacités n’est manifestement pas susceptible  de connaître une amélioration <i>(articles 441 et 442 du code civil)</i></li>
</ul>
<p>Ce certificat médical est également la première étape nécessaire à l’activation du mandat de protection future et du mandat de protection future pour autrui <i>(articles 1258 et 1258-1 du code de procédure civile)</i>.</p>
<p>Les mesures de protection permettent :</p>
<ul>
<li>soit l’assistance à la personne à protéger, cette personne ayant besoin d’être aidée pour les actes importants et ayant la capacité de donner son avis,</li>
<li>soit la représentation de la personne qui ne peut plus agir seule, ainsi la personne désignée va agir à sa place.</lI>
</ul>
<p>&nbsp;</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_31  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. Les mesures judiciaires prononcées par le juge des tutelles </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_32  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A. L&rsquo;habilitation familiale</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_33  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Peut être une mesure d’assistance (très peu mise en œuvre car le décret d’application n’est pas publié) ou une mesure de représentation. Elle sera prononcée par le juge des tutelles s’il n’y a pas de conflit familial et sil n’y a pas d’opposition sur la personne mandatée et sur le principe de cette autonomie.</p>
<p>La liste est limitative des personnes habilitées pour être mandataire : ascendants, descendants, frères et sœurs, conjoint, partenaire pacsé ou concubin non séparés uniquement.<br />
Les neveux et nièces, cousins, famille plus éloignée ou proches ne sont pas autorisés.</p>
<p>Cette mesure donne beaucoup de liberté au mandataire qui n’a pas d’inventaire, pas de compte de gestion à établir et par principe pas d’autorisation à demander au juge sauf exceptions. Les personnes habilitées peuvent accomplir seules tout acte d’administration et conservatoire.</p>
<p>Elles peuvent également accomplir seules tous les actes de disposition qu’un tuteur ne peut réaliser sans autorisation du juge sauf s’agissant : </p>
<ul>
<li> des actes à titre gratuit,</li>
<li>	 de la vente du logement du majeur, qu’il soit résidence principale ou secondaire.</li>
<li> des actes qui renferment un conflit d’intérêts (une opposition d’intérêt).</li>
</ul>
<p>En matière d’habilitation familiale lorsqu’il y a une éventuelle opposition d’intérêt, le juge des tutelles ne désigne pas de mandataire ad hoc (comme il peut le faire pour la tutelle ou la curatelle) mais peut, par ordonnance distincte, autoriser la personne habilitée à représenter le majeur.</p>
<p><strong>Exemple </strong> : si un fils et son père sont copropriétaires d’un bien immobilier qu’ils souhaitent vendre à un tiers et que le fils représente le père dans le cadre d’une habilitation familiale, il n’existe pas d’opposition d’intérêts sauf élément particulier porté à la connaissance du notaire qui mérite d’être communiqué au juge. </p>
<p>S’agissant de la vente du logement, le juge des tutelles doit donner son autorisation sur le principe de la vente du logement, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire.<br />
Toutefois, certains juges des tutelles peuvent donner directement, dans le jugement de mise sous protection, à la personne habilitée l’autorisation de vendre. </p>
<p>Si cette mention apparaît au dispositif du jugement, aucune autorisation supplémentaire n’est requise.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_34  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B. La sauvegarde de justice</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_35  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Peut être mise en place : </p>
<ul>
<li> <b>à titre provisoire</b> : la mesure provisoire est prononcée avant tout jugement dans le cas d’une urgence par exemple : danger physique, risque d’abus de faiblesse… et au maximum pour un an.</li>
<li>	<b>à titre autonome</b> : elle peut être décidée par le juge des tutelles à l’issue de la procédure, elle ne peut durer qu’un an renouvelable une fois.</li>
<li> <b>avec mandat spécial</b> : le juge des tutelles demande au mandataire familial ou professionnel d’effectuer certains actes déterminés comme la réalisation d’actes urgents tels que la vente d’un bien.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_36  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>C. La curatelle</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_37  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Mesure d’assistance de la personne protégée qui aura besoin de l’autorisation de son curateur pour faire tout acte de disposition tel que vente, donation…<br />
Il existe plusieurs types de curatelle :</p>
<ul>
<li> la <b>curatelle simple</b> où le majeur protégé conserve la gestion courante de ses ressources</li>
<li>la <b>curatelle renforcée</b> dans laquelle le curateur perçoit les ressources, assure les dépenses courantes et remet le solde des ressources à la personne protégée</li>
<li> La <b>curatelle aménagée</b> dans le cadre d’une curatelle renforcée où le juge des tutelles énumère ce que le majeur protégé pourra être autorisé à faire seul ou à l’inverse ce qu’il ne sera pas autorisé à faire seul.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_38  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>D. La Tutelle</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_39  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Cette mesure est qualifiée de mesure de représentation de la personne protégée, le tuteur va « faire à la place » du majeur. Le majeur n’a plus de pouvoir de signature. Le tuteur va agir dans l’intérêt de la personne protégée et doit obtenir l’autorisation du juge des tutelles pour les actes de disposition. </p>
<p>Par exception certains actes strictement personnels sont faits, s’il le peut, par le majeur seul, comme la reconnaissance d’un enfant ou les actes d’autorité parentale. Le majeur ne peut établir un testament qu’avec l’autorisation du juge des tutelles.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_40  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>E. La mise en place </h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_41  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">La mise en place de ces mesures demande un délai important qui dépend de chaque tribunal, les juges des tutelles ont au maximum un an pour se prononcer.</p>
<p>Lorsque le tuteur ou le majeur sous curatelle et son curateur, que l’on soit en curatelle simple ou renforcée, ont besoin d’une autorisation du juge des tutelles ils auront à établir une requête adressée au magistrat.</p>
<p><b>Ainsi pour des requêtes aux fins de vente d’un bien immobilier</b> d’un majeur protégé, dès la signature de la promesse unilatérale d’achat (et pas une promesse unilatérale de vente ou un compromis) le notaire ou le mandataire fait parvenir la requête au juge des tutelles. La requète ne doit pas être signée par le notaire, mais par le tuteur ou par le curateur et le majeur sous curatelle.</p>
<p>Elle devra être accompagnée dans tous les cas de :</p>
<ul>
<li> <b>deux avis de valeur</b> établis par deux professionnels qualifiés différents n’ayant pas participé à la vente du bien immobilier ou une expertise judiciaire d&rsquo;un expert inscrit sur la liste du procureur de la République si la valeur du bien excède un certain montant défini par chaque Tribunal Judiciaire.</li>
<li><b>pour les biens immobiliers de faible valeur</b> (ex : parcelle agricole, cave…) le notaire pourra joindre le juge des tutelles qui décidera des modalités d’évaluation au cas par cas afin d’en limiter le coût.</li>
<li> une <b>promesse unilatérale d’achat</b> </li>
<li> <b>si la vente est envisagée pour des raisons médicales : un certificat médical</b> attestant de l’incompatibilité de l’état de santé de la personne vulnérable avec son maintien au domicile ; ledit certificat devant être établi par un médecin n’exerçant pas dans l’EHPAD de résidence du majeur protégé ; </li>
<li>ou <b>si la vente est envisagée pour des raisons économiques : un exposé succinct des motifs</b>, les justificatifs des biens composant le patrimoine du majeur (a minima budget annuel et relevés des comptes courant et d’épargne).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_42  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>III. Mesures qui s’établissent par contrat </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_43  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A. Mandat de protection future </h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_44  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Permet de choisir en pleine capacité, la ou les personnes qui vont s’occuper du mandant sa vie durant lorsqu’il ne sera plus en capacité de le faire, que cette perte de capacité soit durable ou temporaire. </p>
<p>Le ou les mandataires peuvent être des personnes physiques ou morales. Il peut également y avoir plusieurs mandataires (le mandataire à la personne pouvant être différent du mandataire aux biens, il faudra alors prévoir la répartition des pouvoirs et des ressources).</p>
<p>Le mandat peut être établi sous seing privé mais sera alors limité aux actes de conservation. Pour des pouvoirs plus larges et notamment pour les actes de disposition, un acte notarié est indispensable. Le mandat permettra de déterminer les pouvoirs donnés au mandataire qui peuvent être très larges sur les comptes bancaires, les valeurs mobilières, les assurances-vie, l’entreprise ou le fonds de commerce, les biens immobiliers (sauf la résidence principale ou résidence secondaire pour laquelle le mandataire devra solliciter une autorisation du juge des tutelles), les meubles…<br />
Il pourra ainsi être fait du « sur mesure » suivant la nature des biens et la volonté du mandant.</p>
<p>Le mandataire doit accepter le mandat.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_45  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B. Mandat de protection future pour autrui </h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_46  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Permet de désigner une ou plusieurs personnes chargées de veiller sur l’enfant quand ses parents ne seront plus en capacité de le faire ou à leur décès. Il doit être établi par les deux parents ou le survivant lorsque l’enfant est mineur ou majeur et ne peut pourvoir seul à ses intérêts, mais ne peut se mettre en place qu’à la majorité de cet enfant.</p>
<p>Ce mandat est un outil d’anticipation de la protection juridique de l’enfant en situation de handicap <i>(article 477 alinéa 3 code civil)</i>. </p>
<p>Il est obligatoirement établi par acte notarié.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_47  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>C. La mise en place </h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_48  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Ces mesures contractuelles sont rapides à mettre en œuvre.</p>
<p>Après l’établissement du certificat médical du médecin agréé, le mandataire choisi se rendra au tribunal judiciaire du lieu de résidence du mandant muni d’une copie authentique du mandat sur laquelle le greffier mentionnera la prise d’effet. Ainsi le mandat est activé, le ou les mandataires établiront un inventaire du patrimoine et préviendront tous les organismes. </p>
<p>Chaque année le mandataire devra rendre un compte de gestion qui sera vérifié par le notaire ou par un contrôleur de gestion nommé dans le mandat (membre de la famille ou professionnel du chiffre) et faire la mise à jour de l’inventaire.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_49  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Conclusion : ne laissez pas le hasard décider pour vous !</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_50  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Ne laissez pas votre patrimoine entre les mains du hasard !<br />
Prenez rendez-vous avec votre notaire pour mettre en place des solutions adaptées à votre situation.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_51  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#69009" alt="Contacter Me  Caroline COURTIADE " target="_blank" rel="noopener">Maître Caroline COURTIADE</a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/anticiper-les-risques-adapter-les-mesures-face-aux-vulnerabilites/">Anticiper les risques : Adapter les mesures face aux vulnérabilités</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sans enfant, l’anticipation de succession c’est aussi pour vous !</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/sans-enfant-lanticipation-de-succession-cest-aussi-pour-vous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 14:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=7558</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/sans-enfant-lanticipation-de-succession-cest-aussi-pour-vous/">Sans enfant, l’anticipation de succession c’est aussi pour vous !</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_4">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_4  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_52  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>Vous n’avez pas d’enfant, par choix ou par circonstances de vie, il faut également vous pencher sur la préparation de votre héritage pour que celui-ci ne se transforme pas en un casse-tête pour vos proches !</strong></p>
<p>En l’absence de testament et sans enfant, la loi prévoit que vos héritiers sont :</p>
<ul>
<li>Si vous êtes marié(e) : votre conjoint… avec vos parents s’ils sont encore en vie.</li>
<li>Si vous êtes pacsé(e) ou célibataire : vos frères et sœurs ainsi que vos parents</li>
</ul>
<p>Si vos frères et sœurs sont décédés avant vous, ce sont vos neveux qui héritent à la place de leur père/mère. Cela peut vite représenter beaucoup de monde, ce qui peut entraîner des complications. Comme nous allons le voir, la fiscalité est, à ce jour encore, très importante en ligne collatérale (frère-sœur).</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_53  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. Le testament : un outil clé pour choisir vos héritiers </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_54  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Le testament a comme premier avantage de désigner clairement la ou les personnes à qui vous souhaitez que vos biens soient transmis au jour de votre décès.</p>
<p>Votre notaire saura vous aider pour éviter une rédaction de testament qui aboutirait à une situation encore plus complexe. </p>
<p>Le testament est un outil souple qui peut être modifié au fil de votre vie et de l’évolution de votre situation personnelle.</p>
<p>Vous pouvez aussi, par testament, soutenir une cause qui vous tient à cœur en laissant tout ou partie de vos biens à une association. Si celle-ci est reconnue d’utilité publique, c’est même sans aucune fiscalité que votre patrimoine lui sera transmis ! </div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_55  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. Le contrat d’assurance-vie : un levier fiscal avantageux </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_56  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Par ce contrat, c’est un capital qui est remis aux bénéficiaires que vous aurez désignés, avec une fiscalité avantageuse. Votre notaire pourra vous conseiller une rédaction de clause bénéficiaire adaptée à vos souhaits.</p>
<ul>
<li>Pour des primes versées avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement de 152 500 € et n’est imposé qu’à 20 % au-delà de ce seuil (jusqu’à 31,25% si les sommes dépassent 700.000€)</li>
<li>Pour des primes versées après vos 70 ans, l’abattement est global et de 30 500 € et le surplus est taxé comme s’il était resté sur un compte bancaire classique, mais les sommes restent bien plus facilement transmises.</li>
</ul>
<p><strong>Exemple simplifié</strong> : vous souscrivez, avant vos 70 ans, une assurance-vie avec un capital de 300 000 € en faveur d’un ami. Grâce à l’abattement de 152 500 €, il ne paiera que 20 % sur 147 500 €, soit 29 500 € d’impôts, au lieu de 180 000 € (60 % en succession classique directe).</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_57  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>III. La donation entre vifs </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_58  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Faire une donation de son vivant permet de transmettre progressivement son patrimoine en réduisant la fiscalité. Vous pouvez, par exemple, donner la <strong>nue-propriété</strong> d’un bien tout en conservant l’<strong>usufruit</strong>, c’est-à-dire le droit d’y habiter ou d’en percevoir les loyers.</p>
<p><strong>Exemple simplifié</strong> : vous avez 60 ans, vous donnez la nue-propriété d’un bien immobilier d’une valeur de 300 000 € à votre frère. La valeur fiscale de cette donation est réduite à 50 % du bien (selon le barème fiscal), soit 150 000 €. Il ne paiera des droits que sur cette base, au lieu de 300 000 € en cas de succession. Et il est même admis que vous régliez vous-même cet impôt.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_59  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>IV. Optimiser la fiscalité de la transmission</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_60  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Les droits de succession peuvent être très lourds :</p>
<ul>
<li>45 % pour les frères et sœurs (après un abattement de 15 932 €)</li>
<li>55 % pour les neveux et nièces (après abattement de 7.937€)</li>
<li>60 % pour un ami ou un partenaire non marié/ non pacsé</li>
</ul>
<p>Une stratégie efficace consiste à désigner une association reconnue d’utilité publique comme légataire universelle tout en prévoyant qu’elle réattribue une partie du patrimoine à un bénéficiaire de votre choix, en prenant en charge la fiscalité.</p>
<p><strong>Exemple concret </strong> : Vous léguez un bien de 250 000 € à une association, avec pour charge de verser 100 000 € à votre frère. Il recevra ainsi 100 000 € nets, car l’association réglera les droits de succession. Il faut contacter l’association pour vérifier ses éventuelles conditions. Nous vous conseillons de vérifier l’accord de l’association sur le montage souhaité.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_61  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Informer vos proches</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_62  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Il est important d&rsquo;informer vos proches de vos décisions pour éviter les contestations ou les conflits. Les batailles d’héritiers sont loin d’être réservées aux seuls enfants.</p>
<p>Une communication claire et transparente peut prévenir bien des désagréments tout comme l’aide du notaire pour formaliser tout cela.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_63  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Conclusion : ne laissez pas le hasard décider pour vous !</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_64  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Sans enfant, anticiper sa succession est essentiel pour éviter les conflits familiaux, optimiser la fiscalité et protéger vos proches.</p>
<p>Ne laissez pas votre patrimoine entre les mains du hasard ! </p>
<p>Prenez rendez-vous avec votre notaire pour mettre en place des solutions adaptées à votre situation.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_65  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#93056" alt="Contacter Me Clara LÉAUTÉ " target="_blank" rel="noopener">Maître Clara LÉAUTÉ</a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/sans-enfant-lanticipation-de-succession-cest-aussi-pour-vous/">Sans enfant, l’anticipation de succession c’est aussi pour vous !</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Acheter à deux : une opération pas si simple</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/acheter-a-deux-une-operation-pas-si-simple/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 13:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=7499</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/acheter-a-deux-une-operation-pas-si-simple/">Acheter à deux : une opération pas si simple</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_5 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_5">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_5  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_66  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>A l’exception des couples mariés sous un régime communautaire pour lesquels l’acquisition commune tombe en principe dans la communauté, tous les autres couples (concubins, partenaires, époux liés par un régime séparatiste…) sont soumis au régime de l’indivision pour leur acquisition commune.</strong></p>
<p>Toute acquisition commune en indivision pose deux problèmes :</p>
<ul>
<li>Le premier que l’on pourrait dire mathématique : Déterminer les proportions de chacun dans le bien acquis</li>
<li>Le second plus juridique : Déterminer les obligations contributives de chacun des acquéreurs sur ce bien acquis en indivision</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_67  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. Déterminer les proportions de chacun des acquéreurs d’un bien indivis </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_68  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Les proportions d’acquisition mentionnées dans le titre de propriété sont essentielles car elles conférent la qualité de propriétaire à due concurrence <i>(1)</i> mais elles ne correspondent pas toujours au financement réellement effectué.</p>
<p>L’acte de propriété devra fixer avec exactitude le financement prévu par chacun avec la prise en compte de l’apport personnel (financement immédiat) et de l’emprunt (financement futur).  Il devra également bien préciser les modalités de calcul de ces proportions.</p>
<p>Il faut noter que cette répartition patrimoniale qui s’applique dans tous les cas d’indivisions pourrait également  avoir une influence dans un régime communautaire pour déterminer si le bien acquis sera commun ou propre en cas de financement par les deux patrimoines.</p>
<p>Le prêteur exigera que les acquéreurs s’engagent solidairement et indivisément à rembourser le prêt, mais les acquéreurs peuvent prévoir entre eux des contributions différentes pour le remboursement du prêt qui ne seront pas opposables au créancier. Cela leur permet par exemple de combler une différence d’apport personnel et de tenir compte de leurs possibilités de remboursement.</p>
<p>Souvent les calculs effectués ne tiennent pas compte des intérêts de l’emprunt, et en raison de l’augmentation des taux d’intérêts que nous avons connu ces dernières années, les plans de financement devraient prendre en compte les intérêts de l’emprunt et le coût de l’assurance-décès, ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_69  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A &#8211; Détermination des proportions d’acquisition sans tenir compte des intérêts payés</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_70  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Par exemple Monsieur A et Madame B envisagent d’acquérir un bien pour un montant total de 170.000 € comprenant le prix, les frais d’acquisitions, la commission d’agence et les frais du prêt.</p>
<p>Cet investissement sera financé par :</p>
<p>Un apport personnel de Madame B de 20.000 € et un prêt de 150.000 € à taux fixe de 3,50 % remboursable par 240 mensualités de 932 € intérêts compris. Les parties ont convenu de prendre en charge le règlement des mensualités dans les proportions suivantes :</p>
<ul>
<li>Monsieur A : 60 %</li>
<li>Madame B : 40 %</li>
</ul>
<p>Bien souvent la pratique détermine de la façon suivantes les proportions d’acquisition </div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_0">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img fetchpriority="high" decoding="async" width="620" height="209" src="https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table1.png" alt="" title="table1" srcset="https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table1.png 620w, https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table1-480x162.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 620px, 100vw" class="wp-image-7504" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_71  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B &#8211; Détermination des proportions d’acquisition en tenant compte des intérêts payés</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_72  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Pour tenir compte des intérêts qui vont être payés pendant le remboursement du prêt, il serait préférable de calculer de la manière suivante.</p>
<p>Les mensualités du crédit s’élèvent à 932 €  soit au total pour les 240 échéances : 223.680 €</p>
<ul>
<li>que Monsieur va financer à hauteur de 60 %  soit 559,20  €  soit pour les 240 échéances : 134.208 €</li>
<li>et Madame va financer à hauteur de 40 % soit 372,80 € soit pour les 240 échéances : 89.472 €</li>
</ul>
<p>Le résultat est donc le suivant</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_1">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="160" src="https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table2.png" alt="" title="table2" srcset="https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table2.png 624w, https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table2-480x123.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 624px, 100vw" class="wp-image-7505" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_73  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Il résulte de cet exemple, selon la méthode de calcul employée une différence dans les proportions soit 2,14 % en plus pour Monsieur et en moins pour Madame.</p>
<p>La détermination de ces proportions d’acquisition lors de l’achat confère à chacun des acquéreurs des droits de propriété sur le bien que les prévisions de remboursement soient respectées ou non.</p>
<p>De plus, ces proportions de propriété ne reflèteront la réalité que si les conditions suivantes sont cumulativement respectées :</p>
<ul>
<li>1° Le prêt est entièrement remboursé</li>
<li>2° Chacun des acquéreurs a respecté les prévisions de financement</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_74  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>C &#8211; Détermination de la « Proprieté financière »</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_75  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">En cours de remboursement du prêt ou en cas de modification des prévisions de financement, il est nécessaire d’opérer une distinction entre les droits de propriété de chacun (ceux inscrits dans l’acte) et le financement réel de chacun qui évolue constamment à chaque paiement des mensualités.</p>
<p>Le plus souvent c’est lors d’une vente intervenant avant le remboursement complet du prêt que cette distinction doit être opérée, chacun des indivisaires souhaitant récupérer suite à la vente, la proportion exacte de son investissement.</p>
<p>Cette proportion d’investissement n’est pas définie par un terme juridique spécifique mais des auteurs<i> (2)/</i> préconisent le terme de « propriété financière » pour désigner les sommes réellement versées par chacun des acquéreurs tant par leur apport personnel lors de l’acquisition que par les échéances payées lors du remboursement de l’emprunt. Cette « propriété financière » varie en fonction des remboursements et l’on devient propriétaire financier au fur et à mesure des paiements effectués.</p>
<p>La «propriété financière »   dans notre hypothèse de départ est illustrée dans le graphique ci-dessous :</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_2">
				
				
				
				
				<span class="et_pb_image_wrap "><img loading="lazy" decoding="async" width="612" height="354" src="https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table3.png" alt="" title="table3" srcset="https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table3.png 612w, https://notaires-ncf.fr/wp-content/uploads/2024/11/table3-480x278.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 612px, 100vw" class="wp-image-7508" /></span>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_76  et_pb_text_align_center et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"> En bleu la » propriété financière » de Monsieur A et en vert la « propriété financière » de Madame B</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_77  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Sur ce graphique l’on constate que la « propriété financière » n’est pas linéaire car il s’agit du rapport financé par chacun des acquéreurs sur le versement total effectué…</p>
<p>Lors de l’achat seule Madame B a financé 20.000 € Monsieur A n’a rien financé (la première échéance n’ayant pas eu lieu..), la propriété financière de Madame B est donc bien de 100 % à ce moment et la «propriété financière » de Monsieur A est de 0 % .</p>
<p>Par la suite les proportions vont s’inverser pour arriver au terme du prêt une « propriété financière » de Monsieur A de 55,08 % et une propriété financière de Madame B de 44,92 %</p>
<p>En cas de vente avant le remboursement complet du prêt, Il faut donc tenir compte de cette « propriété financière » pour répartir entre les acquéreurs, le solde du prix de vente  après le remboursement anticipé du prêt.</p>
<p>A ces difficultés techniques de déterminer les proportions de chacun dans le bien acquis en indivision, la Cour de cassation a rajouté une difficulté juridique en modifiant dans certains cas les obligations contributives de chacun des acquéreurs d’un bien indivis. En effet des décisions récentes de la jurisprudence considèrent que dans certains cas, il n’y aurait pas lieu de tenir compte des proportions d’acquisition de chacun mais des facultés contributives de chacun des acquéreurs. De plus, en raison d’une clause souvent intégrée dans les contrats de mariage, l’époux qui aurait sur-contribué par rapport à sa proportion d’acquisition ou ses facultés contributives pourra être privé de toute faculté d’agir contre son conjoint. </div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_78  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. Les obligations contributives de chacun des indivisaires sur le bien acquis en indivision </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_79  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Il se dessine au gré de différents arrêts de la Cour de cassation, une nouvelle politique jurisprudentielle concernant les créances conjugales relatives à une acquisition immobilière d’un logement à usage familial. Cette jurisprudence pourrait bouleverser les prévisions des époux concernant leurs proportions d’acquisition d’un bien.</p>
<p>Au préalable, il faut noter que cette jurisprudence ne concerne pas seulement le couple marié mais aussi les partenaires de PACS <i>(3)</i> et les concubins <i>(4)</i>.</p>
<p>La jurisprudence a en effet modifié la définition des charges du mariage, ce qui s’applique à l’aide matérielle prévue par le PACS et aux charges de la vie commune pour le concubinage (A). Une des conséquences de cette nouvelle qualification est un bouleversement de la preuve à établir en cas de sur ou de sous contribution de l’un des époux. (B)</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_80  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A &#8211; La nouvelle qualification des charges du mariage</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_81  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">L’hypothèse est la suivante : L’un des membres du couple réclame une créance pour avoir financé des travaux sur un bien, au-delà de sa quote-part de propriété dudit bien. L’autre conjoint tente de neutraliser cette prétention en invoquant l’argument suivant : Le financement de la sur-contribution effectué par son conjoint résulte uniquement de son obligation de contribuer aux charges du mariage. Il ne peut donc prétendre à aucun remboursement pour avoir sur-contribué pour financer cette acquisition  puisqu’il aurait uniquement exécuté son obligation de contribuer aux charges du mariage.</p>
<p>Fondamentalement, la contribution aux charges du mariage prévue à l’article 214 du Code Civil est une source de financement des dépenses courantes, très largement entendues, allant des dépenses alimentaires à celles du train de vie du ménage. De telles dépenses ne devaient pas avoir de conséquences sur le patrimoine respectif de chacun des époux. L’article 214 du Code Civil dispose que, sauf disposition particulière des conventions matrimoniales, chacun des époux doit contribuer aux charges du mariage à proportion de ses facultés. </p>
<p>Mais La Cour de cassation a modifié le périmètre des charges du mariage en qualifiant de charges de mariage, le remboursement d’un emprunt souscrit pour financer l’achat d’un logement à usage familial. <i>(5)</i>.  Par un arrêt ultérieur <i>(6)</i>, la portée de ce bouleversement a bien été circonscrite au seul remboursement d’un emprunt. Cet arrêt du 5 avril 2023 confirme que sauf convention contraire, l’apport en capital de fonds personnels réalisé par un époux séparé de biens pour financer la construction d’un bien personnel du conjoint et affecté à l’usage familial ne participe pas de l’exécution de l’obligation de contribuer aux charges du mariage. Mais même circonscrit à l’emprunt le changement est d’importance.</p>
<p>La conséquence de cette qualification est qu’en pratique l’époux qui aurait sous-contribué lors de l’acquisition d’un logement à usage familial pourra dans bien des cas bloquer toute revendication de son conjoint puisqu’il ne s’agit pas d’une créance entre époux mais de charges du mariage qui dépendent non des proportions d’acquisition mais de ses facultés contributives. </p>
<p>En acceptant de qualifier de contribution aux charges du mariage des dépenses d’investissement relatives au logement à usage familial, la jurisprudence outre le fait qu’elle bouleverse le régime de la séparation en le rendant en partie « communautaire»,  semble changer la nature de la contribution aux charges du mariage et donner à l’article 214 du Code Civil une nouvelle portée.</p>
<p>Dans cette hypothèse (Acquisition d’un logement à usage familial au moyen d’un emprunt), l’obligation contributive de chacun des époux ne serait donc pas fixée par les proportions d’acquisition que nous avons essayé de déterminer dans la première partie mais par les règles particulières des charges du mariage. L’époux qui aurait sur-contribué en se référant aux proportions d’acquisition, ne pourrait pas réclamer sa créance si sa sur-contribution correspond à ses facultés contributives.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_82  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B &#8211; La preuve  de la sur-contribution dans le cadre des charges du mariage</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_83  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">De plus, pour éviter des comptes fastidieux et au résultat aléatoire, les formules de contrat de mariage prévoient  quasiment systématiquement une clause dite « de contribution au jour le jour » aux termes de laquelle « les époux sont réputés avoir fourni au jour le jour leur part contributive de sorte de n’être assujetti à aucun compte entre eux. L’objectif de la clause  est d’anticiper le règlement du contentieux portant sur la sous-contribution ou la sur-contribution des époux aux charges du mariage au regard de leurs revenus respectifs.</p>
<p>Cette clause peut donc annihiler toute possibilité pour le demandeur de faire valoir sa sur-contribution aux charges du mariage (et donc au financement d’un bien avec la nouvelle définition jurisprudentielle) ou la sous-contribution de son conjoint.</p>
<p>Selon sa rédaction cette clause de contribution au jour le jour peut être interprétée par les tribunaux comme une clause de non-recours entre les parties ayant la portée d’une fin de non-recevoir. Elle peut aussi être interprétée comme ayant pour effet de renverser la charge de la preuve, ce qui en fait une présomption et la nature de cette présomption simple ou irréfragable relève de l’interprétation souveraine des juges du fond. L’incertitude était d’autant plus forte qu’un arrêt de 2018 <i>(7)</i> retenant une présomption irréfragable laissait la possibilité à l’époux de démontrer qu’il a excédé sa contribution aux charges du mariage….</p>
<p>Heureusement, après des hésitations jurisprudentielles, la jurisprudence semble désormais bien fixée <i>(8)</i> : la présomption irréfragable neutralise la preuve, comme la clause de non recours neutralise l’action.  La seule zone d’incertitude réside désormais dans la qualification de la présomption qui relève du pouvoir souverain des juges du fond qui peuvent analyser la clause comme une clause de style.</p>
<p><strong>Pour conclure nous pouvons dire qu’une opération qui semble bien simple : une acquisition par deux personnes peut révéler bien des surprises et le recours à un notaire semble indispensable. En effet, il faut lors de l’achat : connaitre et préciser le mode de calcul des proportions d’acquisition, pendant la période de remboursement vérifier si les remboursements effectués correspondent aux remboursement prévus et enfin à l’issue du remboursement savoir que la créance  pour une sur-contribution si difficilement déterminée pourrait être annihilée par l’application de la jurisprudence relative aux charges du mariage et  par une clause habituelle des contrats de mariage.</strong></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_84  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><i>(1)	Solution constante de la Cour de Cassation<br />
Cass 1ère Civ 31 mai 2005 n° 02-20.553,  Cass 1ère Civ 23 janv 2007 n° 05-14.311<br />
(2)	Edouard TAQUET, Myriam FRADON et Philippe HEINRICH  JCPN  n° 21 26 mai 2017<br />
(3)	Aide matérielle Code Civ art 515-4 et  Cass 1ère Civ 27 janv 2021 n° 19-2-140<br />
(4)	Charges de la vie commune C Civ 1ère 2 sept 2020 n° 19-10-477<br />
(5)	C Cass 1ère Civ 3 oct 2019 n) 18-20.828<br />
(6)	C Cass 1ère Civ 5 avril 2023 n° 21-22 296<br />
(7)	C Cass 1ère Civ 17-25.858<br />
(8)	) Cass 1ère Civ  13 mai  2020 n° 19-11.444 ;  Cass 1ère Civ 18 nov 2020 n° 18-20.828<br />
 Cass 1ère Civ 21 juin 2023 n° 21-25.326</i></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_85  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#15059" alt="Contacter Me  Jean-Marie BOYER " target="_blank" rel="noopener">Maître Jean-Marie BOYER</a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/acheter-a-deux-une-operation-pas-si-simple/">Acheter à deux : une opération pas si simple</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Osez la médiation conventionnelle pour résoudre vos conflits familiaux</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/mediation-conventionnelle-resoudre-conflits-familiaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 06:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=7489</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/mediation-conventionnelle-resoudre-conflits-familiaux/">Osez la médiation conventionnelle pour résoudre vos conflits familiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_6 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_6">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_6  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_86  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>La médiation conventionnelle est un processus de règlement amiable des différends, dans lequel les parties en conflit choisissent de recourir à un médiateur impartial pour les aider à trouver une solution qui leur convienne mutuellement. </strong>Ce médiateur accompagne les parties dans la recherche d&rsquo;un accord sans passer par la voie judiciaire. Contrairement à un jugement imposé par un tribunal, la médiation repose sur la volonté des parties et sur le dialogue, favorisant ainsi une issue consensuelle et apaisée.</p>
<p>À l’occasion de la Semaine internationale de la médiation, qui se déroule du 11 au 18 octobre 2024, les notaires de l’association Notaires au Cœur des Familles vous encouragent à découvrir les avantages de la médiation conventionnelle en droit de la famille. Ce processus, moins conflictuel et plus rapide que les procédures judiciaires, est une solution efficace pour régler les différends familiaux tels que les successions ou les divorces.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_87  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Pourquoi choisir la médiation conventionnelle ? </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_88  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">La médiation conventionnelle permet à des parties en désaccord de trouver une solution amiable à leur litige avec l’aide d’un médiateur impartial, qui peut être un notaire. Contrairement à la médiation familiale, qui concerne principalement la gestion des relations parents-enfants, la médiation conventionnelle s’applique aux différends juridiques, notamment en matière de succession ou de divorce.</p>
<p>Dans ces situations, la médiation permet de désamorcer les conflits sans passer par une procédure longue et coûteuse devant les tribunaux. Elle privilégie le dialogue et la recherche de compromis, tout en prenant en compte les aspects juridiques liés au patrimoine ou aux obligations des parties.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_89  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Quels sont les avantages de la médiation conventionnelle ?</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_90  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>Une solution rapide et souple</strong> : La médiation conventionnelle évite les lenteurs des procédures judiciaires. En quelques séances, les parties peuvent parvenir à un accord ou entamer un dialogue compromis depuis des années.</p>
<p><strong>Un coût réduit</strong> : Les coûts liés à la médiation sont souvent bien inférieurs à ceux d’une procédure judiciaire. De plus, la rapidité de la médiation permet de maîtriser les frais.</p>
<p><strong>Des relations préservées</strong> : En matière familiale, la médiation aide à maintenir des relations cordiales, indispensables dans les cas de succession ou de divorce. Les parties restent maîtresses de la décision finale, ce qui permet de limiter les frustrations et les ressentiments.</p>
<p><strong>Une confidentialité totale</strong> : La médiation garantit la confidentialité des échanges et des accords, ce qui protège les intérêts et la vie privée des parties concernées.</p>
<p><strong>Un litige maîtrisé</strong> : la médiation permet aux parties de s’approprier leur litige et d’envisager ensemble des solutions plutôt que de se soumettre à un jugement qui ne leur conviendrait </div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_91  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>La médiation : un axe fort de l’activité notariale</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_92  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Le recours à la médiation fait partie intégrante de l’activité des notaires. En tant que professionnels du droit, les notaires sont des acteurs clés dans la résolution des conflits familiaux, notamment dans les domaines sensibles du droit des successions et du droit du divorce. Ils offrent un cadre sécurisé et neutre, dans lequel les parties peuvent exprimer librement leurs besoins et leurs attentes. La confiance, l’impartialité et la confidentialité sont des principes fondamentaux de la médiation.</p>
<p>Les notaires sont particulièrement bien placés pour jouer le rôle de médiateur grâce à leur expertise juridique et leur connaissance des enjeux patrimoniaux. Leur mission est de faciliter la communication entre les parties et de les accompagner vers une solution juste et pérenne.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_93  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Les quatre grands principes de la médiation</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_94  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Comme le rappelle le Conseil supérieur du notariat dans ses recommandations, la médiation repose sur quatre grands principes :</p>
<p><strong>Liberté</strong>  : La médiation est un processus volontaire. Les parties peuvent librement choisir d’y entrer ou de l’interrompre à tout moment.</p>
<p><strong>Confidentialité</strong>  : Les échanges, documents et accords issus de la médiation restent confidentiels, sauf accord unanime pour lever cette confidentialité.</p>
<p><strong>Responsabilité</strong>  : Les parties sont responsables du contenu de la médiation et de la recherche des solutions, qui doivent être réalistes et pérennes.</p>
<p><strong>Respect</strong> : Le processus de médiation se déroule dans le respect et l’écoute de chaque partie, favorisant un dialogue pacifié.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_95  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Les 16 et 17 octobre 2024 : Médiateurs notaires à votre écoute</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_96  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Dans le cadre de cette Semaine internationale, les médiateurs notaires se mobilisent pour informer le public sur les bienfaits de la médiation conventionnelle. Les 16 et 17 octobre 2024, de 16h à 20h, ils seront disponibles gratuitement pour répondre à vos questions et vous orienter, via la campagne nationale 3620 dites « médiation notaire ». </p>
<p>Ce service gratuit vous permet de bénéficier de conseils éclairés sur l’usage de la médiation dans vos dossiers familiaux, qu’il s’agisse de partager un héritage ou de préparer une séparation.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_97  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Comment bénéficier de la médiation avec un notaire ?</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_98  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Si vous faites face à un conflit en matière de succession ou de divorce, vous pouvez directement solliciter votre notaire ou contacter l’un des centres de médiation notariale dans toute la France. Votre notaire est également à votre disposition pour vous expliquer en détail les étapes de la médiation et vous accompagner tout au long du processus.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_99  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Osez la médiation pour un règlement apaisé de vos litiges</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_100  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">La médiation conventionnelle est une solution moderne et adaptée aux enjeux familiaux, permettant d&rsquo;éviter les lourdeurs des procédures judiciaires. En choisissant la médiation avec un notaire, vous optez pour une méthode rapide, économique et respectueuse des relations familiales.</p>
<p>Pour en savoir davantage sur la médiation conventionnelle, profitez des 16 et 17 octobre 2024 pour obtenir des informations gratuites en appelant le 3620 et dites « médiation notaire ».</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_101  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#084068" alt="Contacter Me Florence de GRAEVE " target="_blank" rel="noopener">Maître Florence de GRAEVE</a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plus de liberté dans les contrats de mariage (ou la consolidation des avantages matrimoniaux prenant effet à la dissolution du régime matrimonial)</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/plus-de-liberte-dans-les-contrats-de-mariage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 06:59:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=7472</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/plus-de-liberte-dans-les-contrats-de-mariage/">Plus de liberté dans les contrats de mariage (ou la consolidation des avantages matrimoniaux prenant effet à la dissolution du régime matrimonial)</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_7">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_7  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_102  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>La loi « visant à assurer une justice patrimoniale au sein de la famille » réalise un apport majeur en droit des régimes matrimoniaux.</strong></p>
<p>Entrée en vigueur le 2 juin 2024, cette loi modifie les termes de l’article 265 du Code Civil et apporte plus de sécurité aux futurs époux dans la perspective d’un divorce.</p>
<p>Elle consacre une innovation en ce que les futurs époux pourront désormais préciser dans leur contrat de mariage que les clauses constitutives d’un avantage matrimonial prenant effet à la dissolution ne seront pas révoquées en cas de divorce.</p>
<p><strong> Ainsi, la loi voulue par les époux à l’époque du mariage ne risque plus d’être bouleversée par un divorce.</strong></p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_103  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. Qu’est-ce qu’un avantage matrimonial ? </h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_104  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Le profit, l’enrichissement qu’un époux peut retirer de son régime matrimonial.</p>
<p>Sous l’ancienne loi tout comme sous la nouvelle et cela semble une évidence, le « cadeau » (comprendre le profit, l’enrichissement) fait à son époux en cas de décès ne tient plus en cas de divorce.</p>
<p>La nouveauté consiste dorénavant dans la faculté pour les époux de prévoir dans le contrat de mariage leur maintien même en cas de divorce !</p>
<p><strong> Ainsi, un époux « généreux » à l’époque de l’union peut faire le choix de le rester même à l’époque de la séparation.</strong></p>
<p>A titre d’exemple d’avantage matrimonial prenant effet à la dissolution du mariage, on peut citer la clause d’exclusion des biens professionnels dans un régime de participation aux acquêts, qualifiée comme tel par la Cour de Cassation en 2019 puis 2021 (cf Pour aller plus loin).</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_105  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. De quoi s’agit-il ?</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_106  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Dans le régime matrimonial de participation aux acquêts, à sa dissolution, celui des deux époux qui s’est le plus enrichi au cours du mariage doit reverser à l’autre la moitié de son enrichissement. </p>
<p>Dans le contrat de mariage, les époux peuvent écrire qu’il ne sera pas tenu compte du patrimoine professionnel pour mesurer cet enrichissement. Il s’agit d’un avantage matrimonial.</div>
			</div><div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_107  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>En effet, fin 2019, la Cour de Cassation, affirmait pour la première fois qu’ « une clause excluant du calcul de la créance de participation les biens professionnels des époux en cas de dissolution du régime matrimonial pour une autre cause que le décès…/… constitue un avantage matrimonial en cas de divorce. »</p>
<p>Cette qualification d’avantage matrimonial aboutissait inéluctablement à l’inefficacité de la clause en cas de divorce, quand il s’agissait pourtant de la volonté des futurs époux à l’époque même du mariage. </p>
<p>D’autant que c’est précisément en cas de divorce que cette clause trouvait tout son sens et développait toute son efficacité, protégeant ainsi l’époux qui s’est enrichi professionnellement.</p>
<p>Pourtant la Cour de Cassation a réitéré sa position en Mars 2021 :</p>
<p><i>« La clause d&rsquo;exclusion des biens professionnels de la créance de participation constitue un avantage matrimonial ; qu&rsquo;elle est révoquée de plein droit au moment du divorce, sauf volonté contraire de celui qui l&rsquo;a consenti exprimée au moment du divorce ; que pour dire que la clause d&rsquo;exclusion des biens professionnels devait recevoir application, la cour d&rsquo;appel a estimé que telle était la volonté des parties, ressortant de leur contrat de mariage ; qu&rsquo;en se déterminant au regard de volonté exprimée lors de la conclusion du contrat de mariage, et non de la volonté des époux au moment de leur divorce, et notamment celle de Mme X&#8230; de renoncer à la révocation de l&rsquo;avantage profitant à M. L&#8230;, la cour d&rsquo;appel a violé l&rsquo;article 265 du code civil ».</i> Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 31 mars 2021, 19-25.903</p>
<p>Ainsi, la volonté des époux dixit les hauts magistrats ne devait pas s’apprécier à la date de l’établissement du contrat de mariage mais à l’époque du divorce.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_108  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">Dorénavant et en faveur de davantage de prévisibilité, les époux peuvent décider <strong>dès la conclusion de leur contrat de mariage</strong> que ces avantages matrimoniaux ne seront pas révoqués en cas de divorce. </p>
<p>Article 265 alinéa 2 dans sa nouvelle rédaction :</p>
<p><i>« Le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu&rsquo;à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l&rsquo;un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l&rsquo;union, sauf volonté contraire de l&rsquo;époux qui les a consentis. Cette volonté est exprimée dans la convention matrimoniale ou constatée dans la convention signée par les époux et contresignée par les avocats ou par le juge au moment du prononcé du divorce et rend irrévocables l&rsquo;avantage ou la disposition maintenus. »</i></p>
<p>On peut se féliciter de cette réécriture, marquant un retour au principe de liberté des conventions matrimoniales : les époux seront ainsi en mesure d’anticiper et d’encadrer de manière pérenne les conséquences patrimoniales de leur rupture. <strong>Pas de changement des règles du jeu en cours de partie !</strong></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_109  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>III. En théorie, cette nouveauté est facteur de sécurité mais en pratique, cette volonté s’exprimera-t-elle fréquemment ?</h2>
<p>Les praticiens que nous sommes, très conscients de leur devoir de conseil et de leur responsabilité, devront inciter les époux et futurs époux à la plus grande vigilance :</p>
<p>En effet, si ceux-ci s’accordent pour faire de tel ou tel avantage matrimonial un bénéfice acquis, immuable malgré le divorce, qu’importe les aléas de la vie et le sens pris par la roue de la fortune, nulle possibilité de revenir en arrière…(sauf à reconsidérer leur sort en cours de vie maritale ou à son issue – cf encadré) .</div>
			</div><div class="et_pb_with_border et_pb_module et_pb_text et_pb_text_110  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>Pour aller plus loin</h3>
<p>1°) En cours de vie maritale, en changeant/aménageant son régime matrimonial … ce qui pourrait amener un époux (souvent l’impécunieux) à se montrer soupçonneux au sujet des intentions de son autre époux et sur la pérennité de son mariage…</p>
<p>2°) à son issue car, pour conclure, il demeure une nuance à laquelle la loi nouvelle n’a rien changé : la volonté contraire exprimée par les époux à l’époque du divorce au sein même de la convention de divorce.</p>
<p>Force est de constater que la circonstance se présente relativement rarement car il s’agit bien de volontés concordantes par définition or, en matière d’exclusion des biens professionnels pour reprendre l’exemple précité, les discussions seront âpres pour que l’époux qui a vu ses actifs nets  professionnels croitre de manière importante ( ou plus importante que son autre époux) obtienne le maintien de leur exclusion du calcul de la créance de participation… quand par application de la loi, l’avantage matrimonial est révoqué et les acquêts professionnels doivent figurer dans son enrichissement… sauf à avoir prévu leur exclusion de manière irrévocable dès le contrat de mariage comme l’autorise dorénavant l’article 265 du Code Civil. </p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_111  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner">En conclusion, à une époque où pratiquement un mariage sur deux se solde par un divorce, on ne le dira jamais assez, un contrat de mariage bien rédigé est facteur de sécurité.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_112  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#35007" alt="Contacter Me Claire CHERDRONNET " target="_blank" rel="noopener">Maître Claire CHERDRONNET</a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/plus-de-liberte-dans-les-contrats-de-mariage/">Plus de liberté dans les contrats de mariage (ou la consolidation des avantages matrimoniaux prenant effet à la dissolution du régime matrimonial)</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comprendre les Libéralités Graduelles et Résiduelles : Un Guide Complet</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/comprendre-les-liberalites-graduelles-et-residuelles-un-guide-complet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2024 07:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=7429</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/comprendre-les-liberalites-graduelles-et-residuelles-un-guide-complet/">Comprendre les Libéralités Graduelles et Résiduelles : Un Guide Complet</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_8 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_8">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_8  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_113  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>Les libéralités graduelles et résiduelles, souvent négligées, car méconnues dans les discussions sur la planification successorale, offrent des opportunités uniques pour optimiser la transmission de patrimoine. </strong></p>
<p>Ces dispositifs, introduits et affinés par la réforme du 23 juin 2006, permettent aux testateurs et donateurs de structurer leurs successions avec une flexibilité et une précision accrues.<br />
Comprendre ces outils est essentiel pour toute personne souhaitant assurer une gestion efficace de ses biens tout en minimisant les impacts fiscaux. </p>
<p>Cet article se propose de détailler les intérêts civils et fiscaux des libéralités substitutives et met en lumière leur utilité pratique et leur pertinence dans le cadre d&rsquo;une stratégie patrimoniale bien pensée.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_114  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. L’INTÉRÊT CIVIL DES LIBÉRALITÉS SUBSTITUTIVES</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_115  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A. Une innovation de la réforme du 23 juin 2006 </h3>
<p>La réforme du 23 juin 2006 a marqué un tournant décisif dans le droit des successions en France.<br />
Avant cette date, les options pour structurer les transmissions de patrimoine étaient limitées et souvent inadaptées aux besoins des familles modernes.<br />
Avec cette réforme, le législateur a introduit les libéralités graduelles et résiduelles qui répondent à une demande croissante pour des outils de gestion patrimoniale plus souples et personnalisés.
</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_116  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h4>1. La modernisation du droit successoral </h4>
<p>La modernisation du droit successoral par cette réforme a permis de mieux répondre aux attentes des disposants (donateurs ou testateurs) et de leurs héritiers.<br />
Les libéralités graduelles et résiduelles, en particulier, proposent des solutions innovantes pour éviter les conflits familiaux et assurer une transition patrimoniale en douceur.<br />
Ces dispositifs permettent d&rsquo;anticiper les évolutions possibles dans les situations familiales, tout en garantissant la sécurité juridique des transmissions.</p>
<h4>2. L&rsquo;importance de l&rsquo;accompagnement notarial</h4>
<p>Le rôle du notaire est primordial dans la mise en place de ces dispositifs. En tant qu&rsquo;expert juridique, il guide les disposants dans la structuration de leur succession et s’assure que les libéralités soient conformes à la loi et adaptées aux objectifs patrimoniaux de chacun.<br />
Le notaire aide également à prévoir les conséquences potentielles des libéralités sur les relations familiales et sur la gestion des biens.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_117  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B. Un nouveau dispositif de transmission patrimoniale</h3>
<p>Graduelle ou résiduelle, chacune de ces libéralités est réalisée à l’attention de bénéficiaires successifs : il y a donc substitution de personnes. La différence entre ces deux formes de libéralité tient à la capacité d’agir du bénéficiaire en 1er. </p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_118  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h4>1. La libéralité graduelle</h4>
<p>La libéralité graduelle permet à un bien de passer successivement entre les mains de plusieurs bénéficiaires.<br />
Le premier bénéficiaire reçoit le bien avec l&rsquo;obligation de le transmettre à un second bénéficiaire désigné par le testateur à son décès. Ce qui suppose l’obligation de le conserver.<br />
Ainsi, pour « lutter » contre un enfant prodigue, le recours a cette libéralité le protégera de ses propres travers et sera de nature à rassurer le disposant.<br />
Pour autant, on ne peut pas assimiler les droits du 1er gratifié à ceux d’un usufruitier.<br />
En effet, le 1er gratifié est bien propriétaire de l’immeuble, mais sa propriété est grevée d’une charge : celle de conserver pour être transmise.<br />
Précision ici faite que la charge de conserver et de transmettre ne grève que le 1er gratifié.<br />
Ce mécanisme assure que le bien reste au sein de la famille ou d&rsquo;un cercle précis de bénéficiaires et offre une continuité dans la gestion patrimoniale.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_119  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><ul>
<li><strong>a) Les avantages pour la continuité familiale</strong><br />
La libéralité graduelle est particulièrement utile pour maintenir un bien dans la famille sur plusieurs générations.<br />
Au moyen de cette libéralité, de son vivant ou à cause de morts, le disposant s’assure de la conservation du bien sur plusieurs générations.<br />
Dans une famille recomposée, le défunt laisse pour lui survivre des enfants issus d’une 1ère union et des enfants issus de sa dernière union avec un nouveau conjoint. La libéralité graduelle constitue une alternative au classique démembrement Usufruit / Nue propriété avec une différence majeure, le conjoint survivant sera pleinement propriétaire sans être en démembrement ; toutefois, il aura la charge de conserver le bien pour le transmettre aux enfants de son époux prédécédé issus de sa 1ère union.<br />
Au décès du conjoint survivant, les biens reviendront à la famille par le sang.<br />
Cela permet de préserver l&rsquo;intégrité du patrimoine familial tout en offrant une certaine sécurité juridique. </li>
<li>&nbsp;</li>
<li><strong>b) Les implications juridiques et pratiques</strong><br />
Il est nécessaire de comprendre les implications juridiques de la libéralité graduelle. Il est impossible au premier gratifié de disposer du bien, vif ou mort, sans l&rsquo;accord du second gratifié.<br />
Et c’est au disposant ( donateur/testateur) de prévoir les garanties nécessaires au respect de la charge.<br />
Naturellement, lorsque la libéralité graduelle concernera un immeuble, la charge grevant la libéralité sera soumise à publicité.<br />
Cette restriction au pouvoir de disposer doit être clairement expliquée et acceptée par toutes les parties prenantes pour éviter des conflits futurs.
</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_120  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h4>2. La libéralité résiduelle</h4>
<p>La libéralité résiduelle réalise toujours cette substitution de personnes ; en revanche, la libéralité résiduelle permet à un bien d&rsquo;être légué à un premier bénéficiaire avec la liberté de l&rsquo;utiliser/en disposer comme bon lui semble, tout en stipulant qu&rsquo;au décès de ce premier bénéficiaire, le reliquat du bien – si reliquat il y a &#8211; sera transmis à un second bénéficiaire désigné.<br />
Ce mécanisme offre plus de souplesse au 1er gratifié, une plus grande liberté d’action, tout en permettant une transmission ultérieure à un second gratifié désigné.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_121  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><ul>
<li><strong>a) Les bénéfices en termes de flexibilité</strong><br />
Cette libéralité est avantageuse pour les testateurs/donateurs souhaitant offrir une certaine liberté d&rsquo;utilisation du bien à un premier bénéficiaire tout en garantissant que ce qui subsiste du bien à son décès soit transmis à un second bénéficiaire.<br />
À l’inverse de la libéralité graduelle, la libéralité résiduelle ne contraint pas le 1er gratifié à conserver les biens reçus, elle ne l’oblige qu’à transmettre les biens subsistants, s’il en subsiste.<br />
Par exemple, un testateur peut léguer une somme d&rsquo;argent à son conjoint avec la condition que le reliquat soit transmis à leurs enfants après le décès du conjoint.
 </li>
<li>&nbsp;</li>
<li><strong>b) Les précautions à prendre</strong><br />
Il est essentiel de prévoir des mécanismes de suivi et de contrôle pour s&rsquo;assurer que le bien ne soit pas totalement consommé avant sa transmission au second bénéficiaire.<br />
Pour autant, le Code civil prévoit que le 1er gratifié a tout pouvoir sur le bien reçu sauf celui de léguer ou donner le bien reçu à titre de résiduel.<br />
Le rôle du notaire permet d’établir des clauses claires et juridiquement robustes.
</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_122  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h4>2. L’extension du dispositif aux donations</h4>
<p>Avec la réforme, ces dispositifs ne se limitent plus aux successions, mais s&rsquo;étendent également aux donations de son vivant. Cela permet aux donateurs d&rsquo;organiser la transmission de leur patrimoine de manière anticipée et stratégique.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_123  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><ul>
<li><strong>a) Les avantages des donations anticipées</strong><br />
Les donations graduelles et résiduelles permettent de structurer la transmission des biens de manière proactive. Les donateurs peuvent ainsi anticiper les besoins futurs des bénéficiaires et ajuster les transmissions en fonction des évolutions patrimoniales et familiales.
 </li>
<li>&nbsp;</li>
<li><strong>b) Les aspects pratiques et juridiques</strong><br />
Il est important de bien structurer ces donations pour éviter des problèmes juridiques ultérieurs. Le notaire assure que les intentions du donateur soient respectées et juridiquement valide.
</li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_124  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. L’INTÉRÊT FISCAL DES LIBÉRALITÉS SUBSTITUTIVES</h2></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_125  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A. Une optimisation fiscale recherchée</h3>
<p>L&rsquo;un des principaux attraits des libéralités substitutives réside dans leur potentiel d&rsquo;optimisation fiscale. En structurant soigneusement les transmissions de patrimoine, il est possible de réduire considérablement les droits de succession et les autres impôts liés à la transmission des biens.</p>
<p>En effet, l&rsquo;article 1051 du code civil dispose que « le second gratifié est réputé tenir ses droits de l&rsquo;auteur de la libéralité ». Fiscalement, la logique est la même : Le légataire ou le donataire institué en premier est redevable des droits de mutation à titre gratuit sur l&rsquo;actif transmis dans les conditions de droit commun. Le légataire ou donataire gratifié en second n&rsquo;est redevable d&rsquo;aucun droit lors de la première mutation.</p>
<p>Tout l’intérêt fiscal se révèle au second décès ( celui du 1er gratifié) : au décès du premier légataire ou donataire, l&rsquo;actif transmis est taxé d&rsquo;après le degré de parenté existant entre le testateur ou le donateur et le second bénéficiaire du legs ou de la donation résiduelle ou graduelle. </p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_126  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h4>1. Les mécanismes fiscaux d&rsquo;optimisation </h4>
<p>Les deux bénéficiaires doivent tout de même acquitter des droits de donation, mais pas au même moment.<br />
Au moment de la première transmission, le premier donataire est redevable de droits de mutation à titre gratuit en fonction de son lien de parenté avec le donateur.<br />
Au décès du premier bénéficiaire, le second donataire est également redevable de droits de donation en corrélation avec son degré de parenté avec le donateur initial et non pas avec le premier donataire.</p>
<p>Ces taxations sont calculées après déduction de l’abattement et selon le barème des droits de donation (et non pas de succession) qui sont déterminés en fonction du lien de parenté avec le donateur.<br />
Ainsi, Monsieur X donne de son vivant un bien à son fils, à charge pour ce dernier qu’il revienne à son petit fils (au décès de son fils). À l’époque de la donation par X, les droits de donation en ligne directe seront acquittés, le cas échéant, après application de l’abattement de 100.000€. Au décès du fils, le petit fils recevra le bien en s’acquittant de droits en ligne directe, mais bénéficiera également de l’abattement de 100.000€ (s’il est disponible). </p>
<p>En effet, en matière de transmission consentie entre ascendant et descendant en ligne directe, l’abattement appliqué est de 100 000 €. L’abattement n’est pas limité concernant le degré de parenté aux ascendants. En revanche, pour la descendance, son application est limitée aux enfants du défunt et à leurs représentants, en cas de donation d’un grands-parents à un petit-enfant si le père est décédé par exemple.<br />
Ainsi, le petit-enfant bénéficiera de l’abattement de 100.000 € et non seulement celui de 31.865 €.<br />
L’utilisation de ce mécanisme sera également particulièrement intéressante au sein d’une fratrie considérant la fiscalité applicable en ligne collatérale.</p>
<p>Prenons un père avec deux enfants, Paul (1er gratifié) et Jacques (2nd gratifié).<br />
Au décès du 1er gratifié, Paul ; tout se passe comme si Jacques recevait de son père ; Jacques fait ainsi l’économie d’une fiscalité à  35/45% et bénéficiera ainsi des tranches basses du barème en ligne directe après un abattement de 100.000 €.</p>
<p>Enfin, ce qui ne gâche rien, les droits acquittés par le premier gratifié (légataire ou donataire) sont imputés sur les droits dus sur les mêmes biens par le second légataire ou donataire.<br />
</p>
<h4>2. La situation de l’enfant handicapé</h4>
<p>La donation ou le legs graduel ou résiduel permettra de transmettre à l’enfant handicapé un bien immobilier pour lui garantir un toit sa vie durant ou un compte titre pour lui procurer des revenus complémentaires. </p>
<p>Ce schéma de transmission est intéressant pour l’enfant en situation de handicap, car cela permet de lui garantir un cadre et niveau de vie sans priver pour autant ses frère et/ou sœur de leurs droits.<br />
Pour garantir les frères et/ou sœur qu’ils recevront bien au décès du 1er gratifié ce qu’ils n’ont pas reçu au décès de leur parent, on optera pour un legs graduel qui assure la transmission du bien au 2nd gratifié.<br />
Et comme précisé supra, le 2nd gratifié ne sera pas lésé fiscalement dans la mesure où il bénéficiera de la fiscalité applicable en ligne directe (abattement de 100.000 € et tranches basses du barème). </p>
<p>La donation résiduelle ou le legs laissera davantage de souplesse au 1er gratifié dans la mesure où il n’a pas d’obligation de conserver le bien transmis : il peut être vendu, ou consommé partiellement lorsqu’il s’agit d’un portefeuille de titres ou d’une somme d’argent. Les seconds donataires récupéreront alors, au décès de la personne handicapée, les résidus de cette donation, c’est-à-dire ce qu’il en reste.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_127  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B. Une optimisation fiscale sécurisée</h3></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_128  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h4>1. Les garanties juridiques </h4>
<p>Les libéralités substitutives offrent des garanties juridiques solides, car elles sont encadrées par le droit. Cela assure une sécurité juridique tant pour le testateur que pour les bénéficiaires, évitant les litiges et les contestations.<br />
</p>
<h4>2. Le rôle du notaire</h4>
<p>Le notaire est essentiel pour s&rsquo;assurer que les libéralités sont mises en œuvre conformément à la loi et de manière à maximiser les avantages fiscaux. Il aide à structurer les libéralités de manière à éviter les pièges fiscaux et à garantir la conformité avec les réglementations en vigueur.</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_129  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>CONCLUSION</h2>
<p>Les libéralités graduelles et résiduelles représentent des outils puissants pour une gestion patrimoniale efficace et optimisée.<br />
Grâce à la réforme du 23 juin 2006, ces dispositifs offrent des solutions flexibles et avantageuses pour la transmission de biens, alliant sécurité juridique et optimisation fiscale.<br />
Les notaires, par leur expertise, jouent un rôle déterminant dans la mise en place de ces stratégies et s’assurent que les transmissions patrimoniales se déroulent de manière fluide et conforme aux souhaits des disposants.<br />
En comprenant et en utilisant ces dispositifs, les disposants peuvent assurer la pérennité de leur patrimoine et offrir à leurs héritiers des conditions de transmission fiscalement optimales et sécurisées.</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_130  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#83096" alt="Contacter Me Christelle BOUBETA-RIFFAUD" target="_blank" rel="noopener">Maître Christelle BOUBETA-RIFFAUD</a> et <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#35007" alt="Contacter Me Claire CHERDRONNET " target="_blank" rel="noopener">Maître Claire CHERDRONNET</a></h2></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div>
<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/comprendre-les-liberalites-graduelles-et-residuelles-un-guide-complet/">Comprendre les Libéralités Graduelles et Résiduelles : Un Guide Complet</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vulnérabilité : la nécessité d’anticiper et d’adapter les mesures</title>
		<link>https://notaires-ncf.fr/vulnerabilite-la-necessite-danticiper-et-dadapter-les-mesures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Josse Blais]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 May 2024 08:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit de la famille expliqué au grand public]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notaires-ncf.fr/?p=7411</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/vulnerabilite-la-necessite-danticiper-et-dadapter-les-mesures/">Vulnérabilité : la nécessité d’anticiper et d’adapter les mesures</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section et_pb_section_9 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
				<div class="et_pb_row et_pb_row_9">
				<div class="et_pb_column et_pb_column_4_4 et_pb_column_9  et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough et-last-child">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_131  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><strong>Par vulnérabilité on entend l’incapacité à protéger ses propres intérêts en raison soit de son inaptitude à donner un consentement éclairé, soit de la soumission ou de la subordination au sein d’une structure hiérarchisée ou soit enfin de l’absence de moyens.</strong></p>
<p>La vulnérabilité est inhérente à la condition humaine, et prendre en compte la vulnérabilité c’est accepter que chacun puisse un jour manquer de moyens ou de capacité à se protéger. </p>
<p>S’il parait légitime et nécessaire de protéger les personnes vulnérables, toute mesure de protection porte inévitable atteinte aux libertés fondamentales de la personne que l’on cherche à protéger. « La loi protège les aliénés, mais immanquablement les aliène » écrivait le Doyen Carbonnier.</p>
<p>La société doit donc rechercher l’équilibre entre la nécessaire protection des personnes vulnérables et la nécessité de limiter au minimum les atteintes à leur liberté.<br />
Cet équilibre peut osciller entre l’exemple d’une communauté japonaise du XIX siècle qui pour permettre à ses membres plus jeunes de survivre aux hivers rigoureux contraignait les vieillards à quitter leur famille et à partir en pèlerinage sur le mont Narayama pour y mourir et notre société actuelle qui selon le rapport de Madame Catalina DEVANDAS-AGUILAR à trop vouloir protéger les personnes vulnérables porterait atteinte à leurs droits fondamentaux..</p>
<p>L’évolution de notre droit reflète la recherche permanente de ce difficile équilibre :</p>
<ul>
<li>Le Code Civil parlait d’INTERDITS en les assimilant à des mineurs et le droit des incapacités avait principalement pour objet de protéger les biens afin de conserver les biens dans les familles.</lI>
<li>Il a fallu attendre 1968 pour que la loi apporte une réponse graduée : sauvegarde, curatelle et tutelle et cette loi parle désormais d’INCAPABLES.</lI>
<li>La réforme de 2007 et la loi du 25 mars 2019 ont visé à affirmer les droits de la personne majeure à protéger afin d’assurer le respect de ses droits fondamentaux, de ses libertés individuelles et de sa dignité et cette loi renforce les droits des personnes désormais désignées VULNERABLES.</lI>
</ul>
<p>D’un régime binaire : capable ou incapable, nous sommes passés à un régime beaucoup plus nuancé qui impose d’apporter des réponses graduées aux besoins de protection des personnes, dont la capacité d’agir sinon l’autonomie morale apparaît comme précaire et déficiente, que ce soit de manière temporaire ou chronique. </p>
<p>Il est possible aujourd’hui de trouver dans l’arsenal juridique, la bonne mesure à prendre en fonction de l’état de faiblesse et des besoins de la personne. Il est donc nécessaire de connaître ces mesures, pour pouvoir choisir et adapter la protection la plus adéquate aux besoins de la personne vulnérable. </p>
<p>La meilleure solution est d’anticiper sa propre vulnérabilité (A) et d’organiser soi-même  à l’avance sa propre protection. A défaut, il faudra demander au juge la mise en place d’une protection adaptée au degré de vulnérabilité de la personne à protéger (B).</div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_132  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>I. ANTICIPATION DE LA VULNÉRABILITÉ</h2>
<p>Pour anticiper sa propre vulnérabilité, il est possible de recourir aux règles du droit commun comme le mandat ou le mandat entre époux, il est également possible en établissant un mandat de protection future d’organiser la mise en place de son propre régime de protection qui s’appliquera lorsque la vulnérabilité sera constatée. Enfin à défaut, d’avoir organisé sa propre protection il est possible de choisir soi-même son tuteur ou curateur.</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_133  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A. Le mandat de droit commun </h3>
<p>Le mandat de droit commun offre une grande souplesse pour les personnes âgées ou vulnérables et semble pertinent par exemple lorsque la fatigue, ou la faiblesse générale  survient en raison de l’âge ou de la maladie. Il s’agit pour la personne qui le souhaite de déléguer la gestion de ses affaires de façon plus ou moins limitée au profit de la personne de son choix. Ce dessaisissement est voulu, maîtrisé et non subi par la personne qui cherche à se protéger et il peut prendre fin quand la personne le souhaite. Le mandat exige un consentement qui doit exister, être intègre et exempt de vices. La capacité du mandant doit s’apprécier au moment où le mandat a été donné et non au jour où le mandataire a effectivement accompli l’acte concerné. Il permet donc de résoudre la plupart des cas les plus légers de vulnérabilité.</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_134  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B. Le mandat entre époux</h3>
<p>L’article 218 du Code Civil qui s’applique à tous les époux, quel que soit leur régime matrimonial reconnaît à chaque époux la faculté de donner mandat à l’autre de le représenter dans l’exercice des pouvoirs que le régime matrimonial lui attribue.</p>
<p>Sous le régime de la communauté, l’époux valide peut désormais gérer seul les biens communs puisque la gestion de ces biens est soumise au  régime de la gestion concurrente et permet donc à chacun des époux d’administrer seul les biens communs et d’en disposer à l’exception des actes les plus graves  comme la donation ou la vente d’immeubles par exemple (art 1422 à  1425 du Code Civil). Le recours au mandat entre époux reste donc utile  pour tous les actes soumis à la cogestion.</p>
<p>L’article 1431 pour le régime de la communauté et l’article 1539 pour le régime de la séparation reconnaissent la possibilité pour un époux de donner mandat à son conjoint à l’effet de gérer ses biens propres ou personnels.</p>
<p>Ce mandat est impérativement révocable et toute stipulation contraire est prohibée. Il déroge donc au droit commun selon lequel le mandat est en principe révocable, mais peut être stipulé irrévocable.</p>
<p>Pour  tout ce qui n’est pas prévu par ces textes, il convient de faire application du droit commun du mandat. Le mandat entre époux peut donc être général pour les actes d’administration, mais il doit être spécial pour tous les actes de disposition.
</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_135  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>C. Le mandat de protection future</h3>
<p>Le mandat de protection future (art 477 et suivants du Code Civil) permet de conférer au mandataire une mission de représentation de la personne protégée.  L’étendue de la mission du mandataire est déterminée par la volonté du mandant et il peut s’étendre à la protection de la personne. S’il est notarié, le mandat de protection notarié permet de conférer au mandataire librement choisi les pouvoirs les plus étendus à la seule exception des actes de disposition à titre gratuit qui requièrent l’autorisation du juge des tutelles. Enfin dans le mandat de protection future il convient de fixer le contenu et les modalités de contrôle de l’exercice de la mission du mandataire ainsi qu’éventuellement sa rémunération.</p>
<p>Ce dispositif conventionnel propulse donc la protection des majeurs dans l’ère nouvelle d’une gestion patrimoniale sur mesure et déjudiciarisée pour consacrer la volonté individuelle anticipée.</p>
<p>L’article 477 alinéa 3 du Code Civil accorde aux parents ou au dernier vivant des père et mère la faculté de désigner un ou plusieurs mandataires chargés de représenter leur enfant majeur pour le cas où cet enfant ne pourrait plus pourvoir seul à ses intérêts. Cette désignation prend effet le jour où le mandant décède ou ne peut plus prendre soin de l’intéressé. Comme ce mandat de protection future pour autrui, ne prend effet qu’au jour de la majorité de l’enfant, il convient pour garantir la protection de l’enfant mineur vulnérable, d’assortir le mandat pour autrui d’une tutelle testamentaire.
</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_136  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>D. La désignation anticipée du tuteur ou du curateur</h3>
<p>Les articles 448 du Code Civil et 1255 du Code de Procédure Civile stipulent que toute personne peut choisir à l’avance son tuteur ou son curateur pour le cas où elle ne pourrait plus pourvoir seule à ses intérêts au moyen d’une désignation anticipée soit par un acte écrit en entier, daté et signé de la main du majeur concerné ou une déclaration devant notaire. . S’il est vrai qu’une désignation anticipée ne permet pas d’organiser le régime de protection, cette désignation permet de désigner à l’avance la personne qui sera appelée à exercer la mesure de protection.</p>
<p>L’article 403 du Code Civil, permet au dernier survivant des père et mère de désigner à l’avance la personne qui sera appelée à exercer la tutelle de leur enfant mineur comme il est précisé ci-dessus.</p>
<p>Enfin, il faut citer l’article 384 du Code Civil, qui permet de stipuler que les biens donnés ou légués au mineur soient gérés par un tiers dans le cadre des pouvoirs qui lui sont conférés par la donation ou le testament. Cette disposition permet ainsi de désigner la personne de son choix pour gérer le patrimoine donné ou légué.  </p>
<p>À défaut d’une telle anticipation, il appartiendra au juge soit d’accorder des autorisations d’agir au nom de la personne vulnérable, soit de mettre en place une mesure de protection qui devra être adaptée à l’état de vulnérabilité et des besoins de la personne.</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_137  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>II. L’ADAPTATION DES MESURES PAR LE JUGE</h2>
<p>Les mesures de protection judiciaires sont perçues souvent comme une réponse standard à la vulnérabilité alors que le juge dispose d’une large palette pour répondre au mieux aux besoins de la personne vulnérable, mais encore faut-il demander au juge la bonne autorisation et l’informer des besoins et attentes spécifiques de la personne à protéger. </p>
<p>En effet, le juge saisi doit pour instaurer une mesure de protection respecter trois principes directeurs :</p>
<ul>
<li>La nécessité qui fonde l’existence la nature et le délai de toute mesure,</li>
<li>La subsidiarité qui impose qu’aucune mesure de protection ne puisse être mise en place s’il existe un quelconque moyen de l’éviter</li>
<li>Et enfin la proportionnalité qui exige une stricte adéquation entre les besoins de la personne à protéger et le régime de protection mis en place.</li>
</ul>
<p>Cette protection doit respecter les libertés individuelles, les droits fondamentaux et la dignité de la personne protégée. La mesure incapacitante doit donc être individualisée en fonction du degré d’altération des facultés personnelles de l’intéressé et de la consistance du patrimoine à administrer.</p>
<p>Si la personne n’a pas anticipé sa vulnérabilité, le juge avant de prononcer une mesure de protection peut autoriser le conjoint à agir dans le cadre du régime matrimonial, il peut également autoriser l’indivisaire à agir. Si ces protections ne suffisent pas, le juge pourra prononcer une mesure de protection qu’il pourra adapter selon les besoins de la personne à protéger. </p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_138  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>A. La protection judiciaire dans le cadre du régime matrimonial</h3>
<p>Nous avons vu qu’en vertu du principe de la gestion concurrente, un époux  peut  administrer seul les biens communs et en disposer. </p>
<p>Pour les actes qui impliquent la cogestion (donation, vente des immeubles…) et lorsqu’un époux est hors d’état de manifester sa volonté, l’article 217 permet, à son conjoint de demander en justice  d’être autorisé  à passer seul un acte pour lequel le concours ou le consentement de son conjoint serait nécessaire. </p>
<p>Cette disposition s’applique également sous tous les régimes aux actes les plus graves relatifs aux biens indivis entre époux, ainsi qu’aux actes de disposition relatifs au logement de la famille (art  215 al 3)</p>
<p>L’autorisation prévue par l’article 217 est une autorisation spéciale, elle ne peut être donnée que pour la conclusion d’un acte déterminé et isolé.</p>
<p>L’article 219 permet lorsqu’un époux se trouve hors d’état de manifester sa volonté, à son conjoint de se faire habiliter par le juge des tutelles à le représenter d’une manière générale ou pour certains actes particuliers, dans l’exercice des pouvoirs résultant du régime matrimonial. Les conditions et l’étendue de cette représentation sont fixées par le juge qui peut autoriser des actes de disposition ou des actes d’administration. </p>
<p>Le régime matrimonial devrait donc dans la plupart des cas permettre d’éviter la mise en place d’un régime de protection et l’on ne peut que constater que les autorisations de 217 et 219  sont trop rarement utilisées.
</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_139  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>B. Sauvegarde de justice.</h3>
<p>Selon l’article 433 du Code Civil, la sauvegarde de justice s’applique à la personne qui a besoin d’une protection juridique temporaire ou qui doit être représentée pour l’accomplissement de certains actes déterminés. La sauvegarde de justice est donc un régime de protection d’un majeur atteint d’une altération provisoire de ses facultés, régime qui doit cesser dès que l’intéressé retrouve ses facultés ou fait l’objet d’une mesure plus contraignante (curatelle, tutelle ou mise à exécution d’un mandat de protection future).</p>
<p>La sauvegarde de justice est généralement prononcée pendant l’instance de mise sous protection, mais il peut également s’agir aussi d’une mesure autonome. </p>
<p>La personne protégée par une mesure de sauvegarde de justice conserve la pleine capacité d’exercice de ses droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux sous deux exceptions :</p>
<ul>
<li>Le majeur sous sauvegarde de justice ne peut accomplir une opération pour laquelle un mandataire spécial a été désigné,</li>
<li>Et le majeur sous sauvegarde de justice est soumis à des règles de capacité particulières pour le divorce et la séparation de biens.</li>
</ul>
<p>Aux termes de l’article 437 alinéa 2 du Code Civil, le juge peut décider de désigner un mandataire spécial à l’effet d’accomplir un ou plusieurs actes déterminés rendus nécessaires par la gestion du patrimoine de la personne protégée.</p>
<p>C’est ainsi qu’aujourd’hui il peut être mis en place un régime de protection au moyen d’un mandat général d’administration avec le recours à une sauvegarde de justice pour  l’accomplissement d’un ou plusieurs actes de disposition déterminés non couvert par le mandat. </p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_140  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>C. Curatelle</h3>
<p>En application de l’article 467 du Code Civil, le majeur sous curatelle conserve une sphère d’autonomie qui lui permet de conclure seul les actes conservatoires et les actes d’administration. En revanche la conclusion d’un acte de disposition appelle la réunion conjointe du consentement du curatélaire et l’assistance du curateur. Ces règles sont susceptibles de faire l’objet de modulation par le juge  dès le jugement d’ouverture ou postérieurement à celui-ci.</p>
<p>Il peut ordonner une curatelle renforcée dans laquelle le curateur perçoit seul les revenus de la personne en curatelle et il assure lui-même le règlement des dépenses auprès des tiers et dépose l’excédent sur un compte laissé à la disposition de l’intéressé ou le verse entre ses mains.</p>
<p>Le juge peut également à tout moment aménager la curatelle ou la curatelle renforcée et énumérer certains actes que le curatélaire a la capacité de faire seul ou, à l’inverse, ajouter d’autres actes à ceux pour lesquels l’assistance du curateur est exigée. Il est ainsi possible de redessiner les deux sphères de protection organisant la reconnaissance de l’autonomie du curatélaire pour certains actes et la nécessité d’assistance pour certaines opérations. Le juge peut donc faire participer le majeur vulnérable à la gestion de son patrimoine en lui conférant une capacité plus large que celle résultant du droit commun. À l’inverse, il peut aggraver son incapacité en élargissant la sphère d’assistance du curateur.</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_141  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>D. Tutelle</h3>
<p>Dans le fonctionnement standard de la tutelle, il est souvent considéré que la personne protégée est représentée par son tuteur d’une manière continue dans les actes de la vie civile. En effet, l’article 473 du Code Civil, frappe le majeur en tutelle d’une incapacité totale en prévoyant que : «… le tuteur la représente dans tous les actes de la vie civile ».</p>
<p>Mais en réalité, la loi autorise la personne sous tutelle à agir elle-même pour des actes aussi divers que le testament et les actes strictement personnels qui relèvent de la capacité naturelle de la personne à protéger et sont par définition rétifs à toute assistance ou représentation. (l’article 458 ne définit pas ces actes personnels, mais précise une liste dans laquelle on retrouve : la déclaration de naissance d’un enfant, sa reconnaissance, les actes de l’autorité parentale, le choix et le changement de nom, le consentement à l’adoption)</p>
<p>L’article 473 du Code Civil tempère également le principe de l’incapacité totale du majeur en tutelle pour les cas où l’usage l’autorise à agir lui-même. Selon la jurisprudence, la formule recouvre non seulement les actes de la vie courante, mais encore les actes conservatoires destinés à sauvegarder le patrimoine de la personne protégée. </p>
<p>L’usage reconnaît donc à la personne protégée une capacité naturelle pour les actes modiques au regard de son patrimoine  et cette capacité s’étend tant aux actes à titre onéreux s’ils portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante et aux actes à titre gratuit pour les présents d’usage dont la modicité s’apprécie à la date où le cadeau est consenti et compte tenu de la fortune du disposant.</p>
<p>L’article 473 permet au juge de procéder à un allégement de la tutelle en énumérant certains actes que la personne en tutelle aura la capacité de faire seule ou avec l’assistance du tuteur. Cette tutelle allégée nécessite à peine d’irrecevabilité un certificat médical circonstancié. Le juge a toute liberté pour apprécier le domaine de l’allégement de la tutelle quant aux actes qui peuvent viser des actes d’administration ou des actes de disposition.</p>
<p>La portée de l’allégement peut être plus ou moins étendue, le juge pouvant permettre au majeur d’agir pour les actes qu’il énumère avec l’assistance du tuteur ou lui restituer une pleine capacité d’exercice en l’autorisant à agir non seulement lui-même, mais aussi seul. L’aménagement de la tutelle transforme un outil à l’usage suranné en un véritable couteau suisse de la gestion des biens d’autrui avec quatre sphères de protection :</p>
<ul>
<li>Des actes que la personne protégée peut accomplir seule</li>
<li>Des actes qui requièrent l’assistance du tuteur</li>
<li>Des actes pour lesquels la personne est représentée par le tuteur</li>
<li>Et enfin des actes la personne est représentée par le tuteur après autorisation judiciaire. </li>
</ul></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_142  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h3>E. L’habilitation familiale</h3>
<p>L’habilitation familiale permet d’habiliter un ou plusieurs membres de la proche famille, à représenter la personne vulnérable d’une manière générale ou pour certains actes particuliers dans les conditions du droit commun du mandat.  L’habilitation peut non seulement porter sur la gestion du patrimoine, mais également sur la protection de la personne.</p>
<p>Créée par l’ordonnance du 15 octobre 2015, cette mesure de protection peut être confiée par le juge des tutelles aux ascendants, descendants, frères et sœurs de la personne vulnérable, à son partenaire, à son concubin ou à son conjoint. À l’origine, l’habilitation familiale n’était qu’une mesure de représentation, mais la loi du 23 mars 2019 a élargi l’habilitation familiale au mécanisme de l’assistance en matière patrimoniale.</p>
<p>Les articles 494-5 et 494-6 permettent au juge d’adapter le périmètre de l’habilitation, et par suite celui de l’incapacité de la personne à protéger en fonction de ses intérêts patrimoniaux et de ses intérêts personnels. </p>
<p>L’habilitation familiale offre donc au juge un fort pouvoir d’individualisation.
</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_143  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>CONCLUSION</h2>
<p>Pour conclure, nous avons vu qu’il existe une large palette de mesures pour répondre à la vulnérabilité d’une personne.  Il appartient donc à chacun, avec les conseils de son notaire, d’anticiper sa propre vulnérabilité et le recours au mandat de protection future notarié se révèle être la mesure la plus aboutie pour cette anticipation.</p>
<p>À défaut d’anticipation, il est nécessaire d’évaluer avec attention le degré de vulnérabilité et les besoins de protection de la personne.  Pour assurer le respect des droits fondamentaux de la personne à protéger, il est souhaitable de recourir la notion de CARE qui a surgi sur la place publique en France en 2010 suite à une déclaration de Martine AUBRY : « Il faut passer d’une société individualiste à une société du CARE ». Ce mot anglais que l’on pourrait traduire par « le soin mutuel » ou « la capacité à prendre soin d’autrui »  n’est pas seulement une disposition ou une aptitude naturelle, mais aussi une activité socialement reconnue et instituée.</p>
<p>L’éthique du Care impose pour toute prise de mesure de protection de respecter les points suivants :</p>
<ol>
<li> Il s’agit d’abord de «se soucier de», de constater l’existence d’un besoin, de reconnaître la nécessité d’y répondre et d’évaluer la possibilité d’y apporter une réponse : constater et évaluer</li>
<li> Puis de prendre en charge, c’est-à-dire agir avec compétence en vue de répondre au besoin identifié en prenant en compte la singularité des personnes et de la situation.</li>
<li>Et enfin une phase d’évaluation de l’ensemble des mesures pour adapter le plus régulièrement possible la mesure de protection à l’état de vulnérabilité qui peut évoluer.</li>
</ol>
<p>Il faut donc «de la mesure en toutes choses », faire appel à un professionnel et il faut absolument bannir tout a priori qui imposerait systématiquement par exemple la production d’un certificat médical à partir d’un certain âge ou même qui interdirait de contracter au-delà d’une limite d’âge.
</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_text et_pb_text_144  et_pb_text_align_justified et_pb_bg_layout_light">
				
				
				
				
				<div class="et_pb_text_inner"><h2>Article écrit par : <a href="https://notaires-ncf.fr/rendez-vous/#15059" alt="Contacter Me Jean-Marie BOYER" target="_blank" rel="noopener">Maître Jean-Marie BOYER</a></h2></div>
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<p>L’article <a href="https://notaires-ncf.fr/vulnerabilite-la-necessite-danticiper-et-dadapter-les-mesures/">Vulnérabilité : la nécessité d’anticiper et d’adapter les mesures</a> est apparu en premier sur <a href="https://notaires-ncf.fr">Notaires au Coeur des Familles</a>.</p>
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